Dans sa chronique bi-mensuelle, Martine Gruère partage ses réflexions sur la société et son rapport à l'âge, en s'attaquant aux préjugés âgistes. Cette fois-ci, elle se penche sur l'importance de l'apparence physique.
Ses cheveux, initialement auburn, avaient longtemps attiré les compliments. Mais au fond, Martine ne se sentait pas définie par sa chevelure. À l'âge de 11 ans, pressée de se libérer de ce poids, elle a demandé à ses parents de les couper. Ils ont hésité, mais ont finalement consenti, la rendant plus légère.
Les années ont filé, avec une variété de styles, du long au court, des nattes aux chignons. Les cheveux blancs ont fait leur apparition, nécessitant des visites régulières chez le coiffeur pour cacher des racines qu'elle avait jugées inesthétiques. Petit à petit, les cheveux teints se sont éclaircis, prenant une teinte blonde qu'elle a finalement adoptée avec plaisir.
« Être une 'belle blonde' à 77 ans, pourquoi pas ? », s'interroge-t-elle. Le terme 'belle' est essentiel, car la beauté n'est pas toujours célébrée au fur et à mesure que l'on vieillit. Martine trouve du réconfort dans cette acceptation, apportant une nouvelle perspective sur les normes de beauté à un âge avancé.
Martine Gruère, ancienne directrice générale de l'École des parents et éducateurs Île-de-France, est aussi vice-présidente de l'association Old'Up. Ce mouvement, fondé en 2008, vise à donner une voix aux retraités à travers des groupes de parole et des ateliers d'expression. Old'Up revendique le terme 'Vieux' pour affirmer son identité et assure que personne ne prendra la parole à leur place dans les discussions publiques. L'association publie également des ouvrages sur les enjeux du vieillissement et anime une chaîne Youtube dédiée à cette génération inspirante.







