En France, un individu sur six accompagne un proche en perte d'autonomie. Le statut d'aidant, qu'il soit salarié ou dédommagé, influence ses obligations fiscales. Voici tout ce qu'il faut savoir pour remplir votre déclaration de revenus.
La campagne de déclaration en ligne des revenus 2024 débute ce jeudi 11 avril. Alors que certains contribuables bénéficient d'un processus simplifié, notamment grâce à la déclaration automatique, d'autres, comme les proches aidants, se retrouvent face à des exigences plus complexes.
Classification des aidants : salarié vs dédommagé
Les aidants familiaux se divisent principalement en deux catégories : l'aidant salarié et l'aidant dédommagé. Pour le premier, il est impératif de déclarer les revenus perçus pour cette activité dans la catégorie des salaires. Même si les sommes sont faibles, cette déclaration reste obligatoire, selon les précisions de Service-Public.fr.
En ce qui concerne les aidants dédommagés, ceux-ci peuvent recevoir une compensation de la part de la personne aidée, souvent via une prestation de compensation du handicap (PCH). Les montants perçus dans ce cadre ne sont néanmoins pas imposables, ce qui les exonère d'une déclaration.
Conditions de dédommagement : l'importance du lien familial
Il est essentiel de vérifier le lien de parenté entre l'aidant et la personne à aider. Celle-ci doit être un époux, partenaire de Pacs, concubin, ou encore un ascendant, descendant ou collatéral jusqu'au quatrième degré (frère, sœur, etc.). Si l'aidant s'occupe d'un enfant handicapé, il peut également être l'époux ou le concubin d'un parent de l'enfant, ou toute personne vivant avec la personne aidée et ayant des liens stables avec elle.
Les aidants, tout comme les autres déclarants, doivent respecter la date limite de déclaration, qui varie en fonction de leur numéro de département. Il est important de noter qu'il est toujours possible de corriger des éléments de votre déclaration après l'avoir soumise.







