Mardi soir, au stade olympique de Barcelone, le pape Léon XIV a tenu un discours poignant sur la santé mentale et les féminicides, marquant le quatrième jour de son voyage en Espagne.
Au cours d’une veillée de prière touchante, le souverain pontife a d'abord écouté le récit émouvant d'une femme qui a tenté de mettre fin à ses jours. Il a insisté sur la nécessité pour les systèmes de santé publique de prioriser la lutte contre la dépression, un véritable fléau moderne.
"La santé mentale devient une préoccupation majeure dans nos sociétés que l'on qualifie de développées", a précisé Léon XIV, qui a mis en lumière les dangers d’une vision de la croissance centrée sur des attentes irréalistes, compromettant ainsi l’équilibre des individus.
Le pape a ensuite été interpellé par une autre femme, partageant la douleur d'une famille marquée par la violence domestique, où son père a tenté d'assassiner sa mère, poussant cette dernière vers la déchéance. "La violence, souvent dirigée contre les femmes, est emblématique d'un climat social toxique", a déploré Léon XIV, appelant les sociétés à faire face à cette problématique tragique.
Exhortant les jeunes à redécouvrir des valeurs essentielles, il a plaidé pour un éveil critique face à un système social qui marginalise l’individu et favorise l’injustice et la souffrance.
Arrivé en Espagne en provenance de Madrid, où il a fait l’histoire en s'exprimant devant le Parlement espagnol, le pape a célébré des messes devant des foules immenses. La veille, plus de 1,5 million de fidèles avaient assisté à une cérémonie solennelle.
Mercredi, le pape rencontrera des prisonniers avant de se rendre à l'abbaye de Montserrat et de célébrer une messe à la basilique de la Sagrada Família, célébrant le centenaire de la mort de l'architecte emblématique Antoni Gaudí.
Sa visite se conclura avec un déplacement aux îles Canaries, où il rendra hommage aux migrants disparus en mer, attirant l'attention sur les tragédies humaines qui se déroulent aux portes de l'Europe.







