Lors d'une réunion stratégique le 9 juin, Sébastien Lecornu a évoqué des propositions audacieuses visant à alourdir les peines pour les violeurs en série, notamment avec une capacité d'emprisonnement à perpétuité pour ceux ayant agressé plusieurs victimes mineures. Actuellement, la peine maximale est de 20 ans, mais cette modification pourrait radicalement changer le paysage judiciaire, rapportent nos confrères de BFMTV.
En outre, Lecornu a stipulé que les enquêtes relatives aux crimes commis contre des enfants devront être achevées dans un délai de trois mois, une réponse nécessaire face à la lenteur des procédures judiciaires constatées dans l'affaire de Lyhanna.
Ces ajustements législatifs viennent s'ajouter à un projet de loi sur la protection de l'enfance déjà prévu d'être discuté en juillet à l'Assemblée nationale. Parmi les mesures envisagées, plusieurs autres sont en cours d'élaboration, selon les déclarations du Premier ministre.
Une tragédie qui résonne dans le cœur des Français
Dans une lettre adressée aux ministres, Lecornu a pris la mesure de l'effroi et de l'incompréhension suscités par la mort de Lyhanna. "Ce drame souligne l'urgence de renforcer notre lutte contre les violences à caractère sexiste et sexuel, surtout envers les enfants", a-t-il affirmé.
Après les manifestations massives qui ont secoué plusieurs villes de France, plus de 60 000 personnes ont exprimé leur indignation. De nombreuses plaintes seront déposées contre l'État pour inaction. Les critiques s'intensifient, notamment à travers les paroles de l'avocat de la mère d’une petite fille ayant porté plainte contre Jérôme Barella, actuellement en détention pour l’affaire Lyhanna, qui estime que des enquêteurs ont manqué à leur devoir.
"La justice n’a pas fait son travail", a-t-elle affirmé avec colère lors d'une conférence de presse à Toulouse, réclamant des réponses et une action immédiate des autorités. Les mois de silence répondent à l'urgence d'une réforme systématique pour protéger les plus vulnérables.







