Le premier jour du procès en appel de Gaël Perdriau, ex-maire de Saint-Étienne, s'est ouvert sous une ambiance chargée de tension. Arrivant au palais de justice, le prévenu a réaffirmé son innocence, déclarant : « Je n'ai jamais piégé personne ni fait de chantage. Beaucoup d'éléments nouveaux vont prouver ma vérité. » Sa famille et d'anciens collègues élus l'ont soutenu, marquant une différence significative par rapport à son précédent procès.
Lors de l'audience, deux des trois prévenus ont réduit leur champ d'appel, se contentant de contester la sévérité de leur peine, tandis que seul Samy Kéfi-Jérome conteste toujours le détournement de fonds publics. Ces choix ont suscité des interrogations sur l’évolution des responsabilités. Le Monde souligne que les acculé(e)s semblent chercher à se distancier des accusations portées.
Une demande d'annulation contestée
Pendant quatre heures, la présidente du tribunal a détaillé les faits, tandis que les avocats de Perdriau demandent l'annulation du jugement initial, le considérant comme insuffisamment motivé. Me Bonnet, l'avocat, a réagi : « Un jugement de 104 pages sans motivation, c'est insensé. » Le tribunal, quant à lui, maintient une grande rigueur dans l'examen des preuves.
Un coup de théâtre controversé
La séance a pris un tournant inattendu avec la projection d'une sextape controversée, et une demande de diffusion d’une nouvelle vidéo, supposément accablante pour l'accusation. Cependant, l'avocat de la partie civile, Me Buffard, a déclaré que cela ressemblait à un « faux coup de théâtre… un coup monté. » Cette déclaration illustre bien une stratégie de défense toujours plus audacieuse.
Me Luciani, soutenant Perdriau, a insisté sur la nécessité d'écouter la parole de son client, espérant une issue favorable grâce à une défense plus solide. Le prochain chapitre de ce procès, qui promet encore des révélations, s'ouvrira avec le témoignage de Gilles Artigues, victime du chantage à la vidéo.







