La prise en compte des périodes travaillées à l'étranger par les caisses de retraite en France dépend de plusieurs facteurs, notamment le pays d'accueil et le cadre professionnel. Faisons le point.
Contrat de détachement ou expatriation
Si vous avez été détaché temporairement par une entreprise française (normalement moins de 3 ans), vous et votre employeur avez continué à contribuer à votre retraite comme si vous étiez resté en France. De même pour les expatriés longues durées travaillant pour une entreprise française ou à son service à l'étranger, sous condition d'une cotisation volontaire à la Caisse des Français de l'Étranger (CFE).
Périodes d’expatriation et leur reconnaissance
Lorsque vous êtes rattaché uniquement au pays où vous travaillez, l'Assurance Retraite française ne prend en compte que les périodes passées dans l'Espace Économique Européen ou dans des pays avec lesquels la France a conclu des conventions bilatérales (41 au total). Les périodes travaillées dans d'autres pays seront ignorées par la France, et vous devrez vous référer aux régimes de retraite de ces pays.
Calcul des droits à la retraite
Les trimestres de cotisation sont essentiels pour déterminer votre éligibilité à la retraite anticipée ou au taux plein. Cependant, les montants reçus à l'étranger ne sont pas intégrés dans le calcul du salaire annuel moyen. Par exemple, si vous avez accumulé 168 trimestres entre la France et l'Espagne (100 en France et 68 en Espagne), l'Assurance Retraite calculera la pension uniquement pour les trimestres français, l'Espagne se chargeant du reste.
Il est recommandé de prendre contact avec les caisses de retraite à partir de 55 ans pour vérifier et anticiper les versements qui seront dus, car le processus peut être long. La justification de votre activité à l'étranger peut se faire par le biais de bulletins de salaire, de contrats de travail, et ainsi préparer votre dossier pour la déclaration de retraite.







