La vitamine D occupe une place centrale dans les conversations relatives à la COVID-19. De nombreux experts médicaux recommandent désormais aux praticiens de prescrire cette vitamine en prévention, pour aider à atténuer les formes graves de la maladie chez les personnes testées positives. Faut-il alors considérer la vitamine D comme un traitement préventif efficace ?
Qu'est-ce que la vitamine D et quel est son rôle ?
La vitamine D est une hormone que notre corps fabrique lors de l'exposition au soleil. Après un passage au foie et aux reins, elle est activée sous forme de calcitriol. En plus d'être synthétisée, elle peut être ingérée par le biais de l'alimentation.
Elle est vitale pour la solidité des os, jouant un rôle crucial pour les enfants en pleine croissance et les séniors, qui sont plus susceptibles de subir des fractures dues à l'ostéoporose. La vitamine D renforce également le système immunitaire. L'OMS souligne son importance : "Elle aide à réguler le système immunitaire et peut protéger contre les infections. Une supplémentation pourrait réduire l'incidence de ces maladies".
En avril 2020, l'Anses a mis en garde sur le besoin d'un apport accru en vitamine D, surtout pour les personnes âgées, celles à peau mat ou foncée, et les femmes ménopausées.
Sources et apports en vitamine D
En période hivernale, le manque de lumière solaire peut engendrer des carences en vitamine D. En France, jusqu'à 90 % des personnes âgées peuvent être déficientes, dues à une synthèse moins efficace et une alimentation parfois inadaptée.
L'Anses proposait, durant le confinement, une simple exposition quotidienne de 15 minutes au soleil pour couvrir les besoins d'un adulte sain. Cependant, pour les personnes âgées, une attention particulière à l'alimentation s'avère nécessaire :
- huile de poisson,
- poissons gras tels que le saumon et le thon,
- produits laitiers et beurre,
- jaune d'œuf,
- foie de boeuf.
Pour les végétariens et végans, la supplémentation par voie médicamenteuse devient essentielle. Les formes disponibles varient : gélules, gouttes ou ampoules, avec une attention particulière au suivi médical pour éviter un surdosage.
Vitamine D et COVID-19
Les recommandations de l'EFSA et de l'Anses sont claires : la dose quotidienne recommandée est de 15 µg (600 UI) jusqu'à 70 ans, puis 20 µg (800 UI) au-delà. Bien que la vitamine D puisse renforcer le système immunitaire, elle ne doit pas remplacer la vaccination contre la COVID-19. Il a été constaté que les personnes âgées déficientes en vitamine D présentent une vulnérabilité accrue aux formes graves de la maladie, surtout en présence d'autres pathologies.
De plus, la vitamine D pourrait également apporter des bénéfices chez les patients atteints de grippe, d'hypertension ou de maladies cardiovasculaires. Bien que des études préliminaires indiquent une corrélation positive entre des niveaux suffisants de vitamine D et des manifestations moins graves de la COVID-19, des recherches cliniques supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces observations.







