Avec près de 45 % des Français possédant une assurance-vie, ce produit d'épargne continue de séduire par ses multiples avantages. Mais peut-il véritablement servir à préparer sa retraite ? Éléments de réponse.
Les principes fondamentaux de l'assurance-vie
L'assurance-vie se présente comme un contrat d'épargne à moyen ou long terme. Les assurés peuvent effectuer des versements à leur convenance, et en fin de contrat, l'assureur restitue le capital plus les intérêts générés. Selon ses préférences, l'assuré peut choisir entre un contrat monosupport, sécurisant mais moins rémunérateur, ou un contrat multisupport qui inclut des unités de compte susceptibles de procurer des gains plus élevés tout en comportant un risque.
Évaluation de la rentabilité : la fiscalité en question
Sur le plan de la rentabilité, l'assurance-vie est plébiscitée pour ses performances. Depuis septembre 2017, le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) s'applique sur les retraits, offrant une taxation avantageuse après 8 ans. Les contrats prennent en compte un abattement fiscal qui permet de réduire l’imposition sur les gains, ce qui en fait un produit d'épargne particulièrement intéressant sur le long terme.
Comparaison avec d'autres outils d'épargne retraite
Face au Plan Épargne Retraite (PER), l'assurance-vie offre une flexibilité de retrait inestimable, permettant d'accéder aux fonds à tout moment, excepté en cas de restrictions spécifiques pour le PER. En revanche, le PER favorise la défiscalisation à l'entrée, une option qui peut séduire de nombreux épargnants. L'assurance-vie, bien que soumise à une imposition plus légère après 8 ans, ne permet pas de bénéficier d'économies fiscales immédiates lors des versements.
Pour choisir le meilleur instrument d'épargne pour sa retraite, il est donc primordial de considérer ses objectifs financiers et sa situation personnelle, tout en gardant en tête que la construction d'un capital nécessite du temps et des versements anticipés pour maximiser les gains.







