Dimanche, la Corée du Nord a effectué plusieurs essais de missiles balistiques à courte portée, selon des informations de l'armée sud-coréenne. Le gouvernement de Séoul, qui peine à améliorer les relations bilatérales, a de nouveau exhorté Pyongyang à mettre un terme à ces "provocations répétées" afin de favoriser un climat de "paix".
Ces essais portent le total à six tests de missiles balistiques réalisés par la Corée du Nord depuis le début de l'année, malgré l'interdiction de l'ONU concernant l'utilisation de tels armements.
L'état-major interarmées de la Corée du Sud a signalé que plusieurs missiles non identifiés avaient été tirés vers la mer de l'Est, précisant qu'ils provenaient de la région de Sinpo, en Corée du Nord. Selon ces informations, les missiles ont parcouru environ 140 kilomètres avant de tomber dans l'eau. Actuellement, les services de renseignement sud-coréens et américains tentent d'analyser les spécificités techniques de ces missiles.
L'armée sud-coréenne a renforcé ses mises en garde, affirmant qu'elle "ripostera avec force à toute provocation". En réponse à ces tirs, une réunion d'urgence a été convoquée au palais présidentiel.
Un communiqué du ministère de la Défense sud-coréen insiste sur l'importance pour Pyongyang de cesser immédiatement ces provocations afin d'éviter d'exacerber les tensions existantes.
Malgré les tentatives du président sud-coréen de centre-gauche, Lee Jae Myung, pour apaiser les relations, la Corée du Nord reste insensible, les liens entre les deux pays étant devenus particulièrement tendus sous l'administration précédente de Yoon Suk Yeol.
Le gouvernement sud-coréen a exprimé des regrets après une incursion de drones en Corée du Nord en janvier, geste qui avait d'abord été perçu favorablement par Kim Yo Jong, la sœur du dirigeant nord-coréen. Cependant, un haut responsable nord-coréen a par la suite qualifié la Corée du Sud d'"État ennemi".
Il convient de rappeler que les deux États n'ont jamais signé de traité de paix à l'issue de la guerre de Corée (1950-1953), restant donc techniquement en guerre.
Les essais récents se sont aussi accompagnés de tests d'autres systèmes d'armement, comme rapporté par l'agence de presse officielle KCNA. Par ailleurs, le responsable de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a récemment souligné une "augmentation inquiétante" des capacités nucléaires de la Corée du Nord, estimant celles-ci à "quelques dizaines d'ogives".
En conclusion, alors que la Corée du Nord continue de développer son programme d'armement, les tensions sur la péninsule coréenne semblent s'intensifier, à mesure que Séoul cherche des moyens pour instaurer un dialogue constructif.







