Le lundi 2 mars, lors de leur défaite face à la Corée du Sud dans le cadre de la Coupe d’Asie féminine de football en Australie, l’équipe nationale d’Iran a provoqué une onde de choc en s’abstenant de chanter l’hymne national. Ce geste de mutisme a été perçu comme un acte de défiance face à un régime largement critiqué sur la scène internationale.
Juste avant le coup d’envoi de ce match crucial, les joueuses se sont tenues droites, silencieuses. La sélectionneuse, Marziyeh Jafari, a été aperçue avec un léger sourire, préférant éviter des commentaires sur des sujets politiques délicats. « Nous ne devrions pas parler de ces questions maintenant », a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse, insistant sur l'importance de se concentrer sur la compétition, qui, selon elle, « confère de grands droits aux femmes ». Malheureusement, l’absence d'explication des joueuses sur leur choix renforce les interrogations sur leur position vis-à-vis du régime.
Un drapeau d’avant la révolution islamique vu en tribune
Le choix du silence a été interprété par certains supporters comme un acte de défiance contre le régime en place, qui est confronté à une crise de légitimité depuis la mort d’Ali Khamenei. Dans les tribunes, un groupe de supporters brandissait un drapeau emblématique d’avant la révolution islamique, dénotant ainsi un message politique fort.
En matière de performance, l'équipe sud-coréenne, l'une des favorites du tournoi, a rapidement imposé son rythme, infligeant une défaite de 3-0 à une équipe iranienne qui semble encore novice à ce niveau de compétition. Ce match s'inscrit dans un contexte où les femmes iraniennes continuent à revendiquer leurs droits, comme en témoigne leur participation à ce tournoi qualificatif pour la prochaine Coupe du Monde féminine.
Ce geste des joueuses iraniennes rappelle que le sport et la politique sont souvent entremêlés, et leur silence résonne désormais bien au-delà du terrain.







