Des violences au Mali : un ministre de la Défense tué. La situation sécuritaire au Mali est alarmante après des attaques sans précédent, orchestrées samedi par des djihadistes proches de la rébellion touareg. Le ministre de la Défense, Sadio Camara, a perdu la vie dans une explosion causée par un « véhicule piégé conduit par un kamikaze » aux abords de sa résidence à Kati. Selon le gouvernement, ce coup dur illustre la fragilité du régime militaire en place. Notamment, le général Assimi Goïta, le leader auto-proclamé de la junte, est resté silencieux et invisible depuis le début des conflits, suscitant des interrogations sur son sort. Le média panafricain Koaci évoque un possible repli stratégique du général vers « le Bataillon autonome des forces spéciales (BAFS), son unité d’origine ». De plus, les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont revendiqué le contrôle total de Kidal.
Moyen-Orient : l'Iran et la Russie passent à l'action. Dans le contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, se rend à Moscou pour une rencontre avec le président Poutine, comme rapporté par l'agence Tass. Araghchi vise à renforcer l'alliance entre l'Iran et la Russie, tous deux se présentant comme des défenseurs face aux « forces hégémoniques mondiales » qui tentent de limiter leur influence. L’ambassadeur d'Iran, Kazem Jalali, a souligné cette démarche sur X, affirmant que Moscou demeure un soutien diplomatique crucial pour Téhéran, surtout face aux absences notables des États-Unis. Araghchi avait auparavant pris contact avec des leaders pakistanais, indiquant une intensification de la diplomatie iranienne dans le but de consolider sa position dans le conflit. CNN observe que cette visite accentue davantage le rôle crucial de la Russie dans le soutien à Téhéran.
Liban : hausse des tensions avec 14 morts lors des frappes israéliennes. Les autorités libanaises font état de 14 morts à la suite de frappes israéliennes, marquant une escalade marquée des hostilités entre Israël et le Hezbollah. Ce bilan tragique inclut des femmes et des enfants et représente le plus élevé depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu il y a neuf jours. Les deux camps s'accusent réciproquement de violer les accords de paix. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a reproché au Hezbollah une provocation continue, tandis que l’organisation libanaise contre-attaque, affirmant réagir légitimement aux attaques israéliennes sur ses territoires, selon L’Orient - Le Jour.
Irlande du Nord : des paramilitaires républicains suspectés dans une attaque. Une explosion à Dunmurry, près de Belfast, a secoué la nuit de samedi à dimanche, sans faire de victimes. Les enquêteurs évoquent une possible implication des paramilitaires républicains, notamment de la Nouvelle IRA, comparable à une attaque précédente à Lurgan. La police britannique a ouvert une enquête pour tentative de meurtre. Ce groupe, qui conteste la présence britannique sur le sol nord-irlandais, a déjà été à l'origine de plusieurs tentatives d'attaques majeures, témoignant d'une résurgence de la violence. Selon The Times, ces événements soulèvent de vives inquiétudes concernant la stabilité dans la région.
Israël : une nouvelle coalition politique en formation. Les anciens premiers ministres israéliens, Naftali Bennett et Yaïr Lapid, annoncent la création d'un nouveau parti politique nommé “Beyahad” (« Ensemble »), censé rivaliser avec le gouvernement de Benyamin Nétanyahou. En déclarant l’unité comme une nécessité, Lapid a précisé que « la seule façon de gagner » contre Nétanyahou réside dans la création d’un grand bloc, faisant écho à leur coopération passée qui avait abouti à la destitution de Nétanyahou en 2021, un moment mémorable dans l’histoire politique israélienne. Nétanyahou, en ce moment sous pression en raison d'une chute de popularité après les attaques du Hamas du 7 octobre 2023, fait face à une opposition résolue, comme relevé par Ha’Aretz.







