Les primes, souvent perçues en supplément du salaire, contribuent à améliorer le pouvoir d’achat des employés. Elles ne sont cependant pas obligatoires et leur attribution dépend généralement de la décision de l'employeur ou d'accords collectifs au sein de l'entreprise.
Quand une prime devient obligatoire, elle est considérée comme un élément de salaire et entre dans le calcul de la retraite pour les affiliés au régime général. Attention, toutefois, ces primes ne doivent pas dépasser un certain plafond fixé par la Sécurité sociale pour la retraite de base. Concernant les fonctionnaires, la situation est différente : seules leurs primes affectent leur retraite complémentaire.
Affiliés au régime général : les primes comptent pour la retraite dans une certaine limite
La pension de retraite de base des employés du secteur privé, affiliés au régime général et à l'Assurance retraite, se fonde sur leur "revenu annuel moyen". Ce revenu est calculé comme étant la moyenne des salaires bruts des 25 années les plus rentables, excluant l'année de départ à la retraite.
Les éléments de rémunération pris en compte incluent non seulement les salaires bruts, mais aussi des aspects tels que le salaire de base, les heures supplémentaires, les indemnités journalières de maternité, ainsi que les primes perçues durant la carrière. Tous ces revenus doivent être soumis à des cotisations sociales pour être éligibles au calcul de la retraite de base.
Un plafond à ne pas dépasser
Pour que les primes soient prises en compte dans le calcul de la pension de retraite de base, elles doivent respecter un plafond établi par la Sécurité sociale et revu chaque année. Actuellement, ce plafond s'élève à 47 100 € par an, ce qui équivaut à 3 925 € mensuels. Au-delà de ce montant, les primes ainsi que d'autres éléments de rémunération n'entrent pas dans le calcul de la retraite de base. Cependant, si les primes dépassent ce seuil, elles seront intégrées dans le calcul de la pension de retraite complémentaire via l'Agirc-Arrco, qui est le régime obligatoire des salariés du secteur privé.
Les salariés contribuent ainsi à leur retraite complémentaire en cotisant sur la plupart des mêmes éléments de revenus que pour leur retraite de base, y compris salaires bruts et primes.
Primes et retraite : une règle différente pour les fonctionnaires
Pour les fonctionnaires, les règles applicables aux primes sont distinctes. Contrairement aux affiliés au régime général, les primes pour les agents de la fonction publique ne comptent que pour leur retraite complémentaire (RAFP). Toutefois, certaines primes, comme la nouvelle bonification indiciaire (NBI), incluent également le calcul de la retraite de base.
Les primes qui entrent dans le calcul de la retraite complémentaire des fonctionnaires ne doivent pas dépasser 20 % de leur traitement indiciaire. Par exemple, un fonctionnaire avec un salaire brut annuel de 21 600 € et des primes de 5 400 € ne cotisera que sur 4 320 € desdites primes, les excédents n'étant pas pris en compte pour le calcul de sa retraite.







