Selon le Datascope 2026 d’AXA France, l'absentéisme a atteint un niveau record en 2025, avec plus de 3 millions de salariés touchés. Ce phénomène s'explique principalement par une montée des troubles psychologiques, devenus la cause numéro un d'arrêts maladie.
"Je n'hésite pas à me mettre en arrêt maladie"
Parmi les jeunes de moins de 30 ans, la moitié des arrêts sont attribués à des problèmes de santé mentale. Une jeune femme a déclaré : "Si je sens que psychologiquement ou physiquement ça ne va pas, je n’hésite pas à demander un arrêt. J’ai fait 10 arrêts en quatre mois cette année", rapporte RMC.
Ce rapport au travail se distingue nettement de celui des générations précédentes. Une autre jeune femme évoque le cas de son père, quinquagénaire poissonnier : "Il se plaint constamment de son patron mais n’arrête jamais de travailler". Elle, en revanche, adopte une approche différente : "Au moindre manque de respect, c’est merci, au revoir".
Un autre jeune raconte avoir multiplié les arrêts : "J’en ai pris 7, dont 4 non justifiés. Je l’utilise pour préserver ma santé mentale, le temps de recharger mes batteries".
Impacts sur l'organisation du travail
Cette tendance inquiète les employeurs qui peinent à organiser leurs équipes. La simple absence d'un salarié peut engendrer une désorganisation majeure, en particulier dans des secteurs déjà fragilisés. Laurent, un employé du bâtiment, souligne : "Une ou deux absences provoquent un vent de panique dans l'atelier, altérant les plannings et les délais".
Des experts évoquent également les effets durables du Covid-19 sur la génération Z et soulignent la rigidité des entreprises face à cette nouvelle dynamique.







