De nombreuses personnes se posent la question suivante : fermer son contrat d’assurance-vie d'ici la fin janvier pourrait-elle entraîner des pertes d’intérêts pour l’année 2024 ? Selon une réponse donnée par Moneyvox, il est rassurant de savoir que la réponse est négative. Les intérêts accumulés durant l’année précédente seront intégralement versés, sans perte.
Quelles sont les modalités lors d’une fermeture anticipée ?
Lors de la clôture d’un contrat d’assurance-vie, l'assureur est tenu de rembourser le capital épargné ainsi que les intérêts générés par le fonds en euros. De plus, les gains provenant des placements en unités de compte (UC) peuvent également être encaissés, mais ces derniers sont soumis à la volatilité des marchés financiers. En cas de rendement négatif, il peut y avoir une perte sur le capital investi.
Les intérêts générés entre le 1er janvier et la date de fermeture seront également versés, calculés au prorata du temps écoulé. Cela dit, l'assureur peut appliquer différents taux en fonction des modalités de votre contrat, comme un taux minimum garanti ou le taux de l'année précédente.
Conséquences fiscales : les contrats de plus de huit ans
Les cotisations sociales sur les gains des fonds en euros sont prélevées annuellement en janvier sur les intérêts de l'année précédente. Toutefois, si vous fermez votre contrat avant cette date, les prélèvements se feront immédiatement sur les gains de l’année en cours. Pour les UC, les plus-values ne seront imposées que lors d'un retrait.
Concernant l'imposition, l'âge du contrat joue un rôle clé. Passé huit ans, les assurés bénéficient d’un abattement fiscal de 4 600 € par an, qui est doublé pour un couple en imposition commune. Cela signifie que pour des gains inférieurs à cet abattement, aucune imposition n'est requise. Si les gains dépassent ce seuil, les options d’imposition incluent un prélèvement de 7,5 % ou l’imposition selon le barème de l’impôt sur le revenu.







