À l’approche de l’âge de la retraite, de nombreux actifs hésitent : doit-on prendre sa retraite à taux plein ou continuer à travailler ? Chacune de ces décisions a des implications financières qui méritent d’être examinées.
Les avantages du cumul emploi-retraite intégral
Si vous avez atteint l’âge légal de départ à la retraite et que vous souhaitez continuer à travailler, le cumul emploi-retraite intégral vous permet de cumuler salaire et pension sans plafond. Cela requiert cependant d’avoir liquidé votre retraite à taux plein.
Depuis la réforme de 2023, cette option permet également de générer de nouveaux droits à la retraite, correspondant à 5% du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS). Pourtant, pour les employés réembauchés par le même employeur, ces droits ne peuvent être acquis qu'à partir du septième mois de travail.
Les simulations effectuées par Sapiendo, pour un individu né le 1er juillet 1962 prenant sa retraite à 62 ans et demi, montrent que le cumul est souvent plus bénéfique. En poursuivant son activité trois ans, en plus de sa pension annuelle, il peut percevoir un revenu additionnel allant de 1 000 à 1 500 euros supplémentaires par an.
La surcote : un choix à évaluer
La surcote de la retraite de base, qui augmente la pension de 1,25% par trimestre travaillé après l’âge légal, peut aussi sembler attrayante. Toutefois, il n’existe pas de surcote pour les retraites Agirc-Arrco. Une analyse des données de Sapiendo révèle que même si la surcote augmente la pension, elle ne compense pas toujours une activité prolongée.
Une vie prolongée jusqu’à 75 ou 86 ans montre que la somme cumulative peut varier de 25 000 à 65 000 euros selon le choix fait. Par conséquent, bien que la surcote soit une alternative, elle pourrait s’avérer moins avantageuse si l’on souhaite optimiser ses gains sur le long terme.
Chaque choix doit être réfléchi selon la situation personnelle, et il est recommandé d'effectuer des simulations pour identifier la solution la plus adaptée.







