Dans une récente publication du 22 janvier, l’UFC-Que Choisir s’inquiète de l’essor inquiétant de la location longue durée (LLD) dans le secteur de l'électroménager, qualifiant certaines offres de "ruineuses". Faisons le point.
Comprendre la location longue durée (LLD)
La LLD est un système qui permet aux consommateurs de louer un appareil sur une période prolongée, sans possibilité d'achat. Destinée à alléger le financement pour les consommateurs à petit budget, cette option, déjà ancrée dans le secteur automobile, commence à toucher les grandes enseignes de l'électroménager et de la téléphonie, telles que la FNAC, Darty, Cdiscount, et Boulanger. En contrepartie de mensualités séduisantes, vous pouvez repartir avec un appareil comme un smartphone ou un lave-linge pour une durée de 12 à 48 mois. L’UFC-Que Choisir dénonce cette méthode, la qualifiant de "toxique", comparable à l’histoire du crédit revolving qui a causé des problèmes financiers.
les arnaques cachées sous des mensualités attrayantes
Bien que la LLD paraisse avantageuse avec ses loyers peu élevés, elle peut en réalité se transformer en gouffre financier. Une étude de l’UFC-Que Choisir sur 101 offres de LLD met en évidence des prix exorbitants. Par exemple, un micro-ondes d'une valeur de 316€, loué pendant 48 mois, peut coûter au final près de 731€, représentant un taux d’intérêt implicite de 76%. L'association souligne que ce mode de financement est nettement plus cher que d'autres options comme le découvert bancaire. La LLD, dépourvue de tout cadre, expose ainsi les consommateurs à un manque d'information sur le coût total et les risques d'endettement. Selon Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir, une prise de conscience des coûts réels permettrait d'éviter des dépenses excessives.
Des contrats aux pièges juridiques
Les contrats de LLD présentés par les grandes enseignes sont souvent considérés comme un "désastre juridique". D’après Gaëtan Dupin, juriste chez l’UFC-Que Choisir, ces contrats incluent des clauses défavorables, atténuant les responsabilités des professionnels tout en imposant des obligations excessives aux consommateurs. Par exemple, à la fin du contrat, le retour de l'appareil doit se faire "en bon état", une notion floue qui pourrait entraîner des coûts de réparation imprévus. Face à ces enjeux, l'association réclame une régulation de la LLD, notamment un plafonnement tarifaire, et une meilleure transparence des informations pour que les consommateurs puissent faire des choix éclairés.







