L'Iran et le médiateur pakistanais ont récemment déclaré qu'un accord avec les États-Unis se profile, visant à mettre un terme à trois mois et demi de tensions au Moyen-Orient. Un responsable américain a également exprimé un certain optimisme, laissant entrevoir la possibilité d'une issue favorable.
Après plusieurs semaines de pourparlers difficiles et des espoirs souvent déçus, l'issue semble enfin proche. Les acteurs majeurs de cette crise affichent une confiance prudente, bien que les détails des propositions diffèrent sensiblement selon qu'ils émanent de Téhéran ou de Washington.
Selon le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, "dès que les dernières étapes de nos négociations seront terminées, cet accord sera enregistré et communiqué au public". Il a exprimé sa conviction que cela pourrait se concrétiser dans un avenir très proche.
Le projet d'accord évoque la levée du blocus sur les ports iraniens et la gestion des eaux stratégiques du détroit d'Ormuz. Cependant, Araghchi a également accusé Israël de tenter d'entraver le processus de négociation.
Shehbaz Sharif, le Premier ministre pakistanais et médiateur, a partagé un point de vue également optimiste, en déclarant que "la paix n'a jamais paru aussi proche qu'aujourd'hui".
À Washington, un responsable a estimé que les chances d'atteindre un accord-cadre se chiffrent entre 80 et 85%, mais a prévenu que la ligne d'arrivée n'était pas encore définitivement franchie.
La Suisse a proposé d'accueillir la cérémonie de signature, tandis qu'un sommet du G7 avec Donald Trump est prévu dans les jours à venir. Toutefois, Téhéran a indiqué que l'accord serait signé "à distance".
Les marchés semblent réagir positivement, le cours du pétrole ayant chuté sous les 90 dollars le baril, indiquant des attentes de stabilisation.
Le président américain, déjà critiqué pour avoir annoncé 39 fois un accord imminent, fait face à des défis croissants alors que les élections de mi-mandat approchent. Dans un message sur Truth Social, il a vivement réfuté les informations divulguées par les médias iraniens, les qualifiant de mensonges et d'un manque d'honneur dans les négociations.
Concernant le programme nucléaire iranien, Téhéran a proposé de diluer son stock d'uranium enrichi à 60% sur son territoire, un processus qui réduirait considérablement les risques d'enrichissement à des fins militaires, tout en maintenant qu'il n'a pas d'intentions nucléaires offensives.
Mais le vice-président américain, JD Vance, a souligné que les fonds iraniens gelés ne seraient pas débloqués simplement par la signature d'un accord, ajoutant que ce point est crucial pour l'Iran, tandis que son économie souffre des sanctions.
Le conflit, déclenché par des frappes américano-israéliennes, a déjà causé des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et a des répercussions économiques mondiales. La question libanaise demeure un point de tension majeur, les États-Unis envisageant d'y inclure des discussions dans l'accord en cours, une position qui diffère de leurs précédentes déclarations.
Le Liban a été entraîné dans ce conflit lorsque le Hezbollah a attaqué Israël en mars, déclenchant une escalade des violences de la part de l'État hébreu, qui a pour but d'éradiquer la menace chiite, entraînant plus de 3 700 morts à ce jour.







