Le syndicat de police Alliance a exprimé son indignation concernant les conditions de travail des agents déployés à Evian pour assurer la sécurité du G7. Actuellement, 35 policiers de la Drôme se trouvent sur place, et leur situation semble préoccupante.
Denis Iglesias, le secrétaire du syndicat dans la Drôme, a alerté sur le fait que plusieurs agents sont logés dans des hébergements qui frôlent l'insalubrité. “Nous sommes intervenus auprès de l'administration pour qu'elle trouve des solutions pour des logements décents”, précise-t-il. En outre, les conditions alimentaires sont tout aussi inquiétantes : “Nos collègues reçoivent un repas chaud une fois par jour, tandis que le reste du temps, ce sont des sandwiches. Imaginez rester pendant plus de deux semaines à manger des sandwiches”, souligne-t-il.
Des policiers non remplacés dans la Drôme
Cette situation est d'autant plus alarmante que les 35 policiers en mission à Evian laissent un vide inquiétant dans la Drôme. “Ce département fait déjà face à des difficultés en matière d'effectifs”, indique Denis Iglesias. “Quand 30 à 35 agents sont retirés, cela crée une forte tension au sein des services de sécurité. Ceux qui restent doivent combler ces absences tout en continuant à réaliser les missions essentielles, comme les interventions sur le terrain et la prévention de la délinquance.”
Ces déclarations mettent en lumière les défis auxquels sont confrontés les policiers dans des circonstances déjà tendues. Alors que l'événement se poursuit, le syndicat Alliance attend des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail des agents engagés dans un contexte aussi exigeant.
Ces préoccupations lancent une question sur la gestion des ressources humaines au sein des forces de l'ordre dans des moments critiques. Au-delà des mots, il devient crucial d'agir pour le bien-être des policiers, en particulier lors d'événements de l'ampleur du G7.







