La ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, a déclaré lundi qu'il était encore "trop tôt" pour envisager de nouvelles aides à l'achat de carburant, alors que le prix du baril a franchi la barre symbolique des 100 dollars. Ce mouvement soudain est en grande partie lié à la guerre au Moyen-Orient, qui a intensifié les tensions dans le secteur énergétique.
Face à cette hausse des prix, les réactions politiques fusent. Le Rassemblement national réclame une réduction des taxes sur les carburants, tandis que La France insoumise plaide pour un blocage des prix. Dimanche, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un "plan exceptionnel de 500 contrôles" dans les stations-service, programme visant à prévenir les "hausses abusives des prix à la pompe". Ce chiffre pourrait changer selon les résultats des contrôles menés entre lundi et mercredi, comme le souligne Maud Bregeon.
Maud Bregeon a également indiqué que le gouvernement se penchera sur une application de solutions. "Nous allons rencontrer de nouveau les distributeurs à la fin de la semaine, avec Roland Lescure, ministre de l'Économie, pour faire un point sur la situation." Des abus ont été constatés, mais elle a précisé que tous les distributeurs ne doivent pas être condamnés pour les actions de quelques-uns.
Michel-Edouard Leclerc appelle les raffineurs à "s'expliquer".
Le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, a également exprimé ses préoccupations sur France 2. Il a souligné que "la hausse des prix des carburants à la pompe n'est pas le fait des pompistes ou des garagistes", mais des raffineurs qui "ont des stocks". Cette montée des prix survient malgré le fait que, en général, il faut environ trois semaines pour que les augmentations du brut se réfléchissent dans le prix à la station-service.
Leclerc a ajouté que la grande distribution, qui représente près de 60 % des ventes d'essence et de gazole en France, doit faire face au coût exorbitant imposé par les raffineries. "Nous sommes proches du prix coûtant", a-t-il déclaré, constatant l'impact direct sur les consommateurs.
Le recours aux réserves stratégiques "envisagé".
Parallèlement, le gouvernement envisage l'utilisation des réserves stratégiques d'énergie comme une "option" pour répondre à cette crise. Selon des sources gouvernementales rapportées par France info et France Inter, une discussion sur la coordination des dirigeants du G7 concernant les prix de l'énergie est à l'ordre du jour et devrait se dérouler lors d'une réunion prévue mardi.







