Réuni ce lundi, le G7 a fait état de la nécessité d'agir pour stabiliser les marchés pétroliers. Cependant, les ministres des Finances ont reconnu qu'il n'était pas encore temps de recourir aux réserves stratégiques de pétrole, un point soulevé par Roland Lescure, ministre de l’Économie et des Finances. "Nous sommes prêts à prendre les mesures nécessaires, y compris à puiser dans les réserves stratégiques..., même si on n'en est pas encore là", a-t-il déclaré.
La flambée des prix, aggravée par les tensions au Moyen-Orient, a poussé le prix du baril de Brent à atteindre des sommets près de 119 dollars, un niveau inédit depuis le début de la guerre en Ukraine, avant de redescendre à 103 dollars. D'après des experts, une intervention pour libérer les stocks stratégiques s'avérerait essentielle pour freiner cette inflation. Les pays du G7, dont la France dispose de 117 jours de réserves, envisagent cette option, mais avec prudence, afin de ne pas perturber davantage le marché.
“Il n’y a aucun problème d’approvisionnement en pétrole en Europe ou aux Etats-Unis", a insisté Lescure. Les inquiétudes se concentrent davantage sur l'impact du conflit au Moyen-Orient où des tensions persistantes pourraient perturber les flux d'approvisionnement.
Impact sur le prix à la pompe
Malgré un approvisionnement stable, la hausse des coûts du pétrole a entraîné une explosion des prix à la pompe, suscitant des interventions de la Direction générale de la répression des fraudes en France. Des contrôles exceptionnels sont mis en place face aux abus potentiels. Les dirigeants du G7 restent vigilants, surveillant l'évolution des marchés et son impact sur l'économie globale.
"Nous devons agir de manière coordonnée sur les marchés globaux pour rassurer et répondre aux besoins en pétrole", a redit Lescure, soulignant l'importance de l'efficacité de la gestion collective pour stabiliser le marché face à des défis croissants.







