Au cours de la réunion, le ministre chargé de la Transition énergétique, Sébastien Lecornu, a averti contre toute hausse inexpliquée des prix des carburants, rappelant que la situation actuelle est fortement influencée par la crise énergétique mondiale. Il a insisté sur le fait que si les prix des carburants augmentent rapidement, ils devraient également diminuer tout aussi rapidement :
"Personne ne comprendrait que les hausses soient répercutées plus vite que les baisses".
Dans un climat de méfiance vis-à-vis des spéculations, le ministre a souligné l'importance de réguler les prix afin de protéger les automobilistes. Il a déclaré :
"Personne ne doit pouvoir profiter de cette crise".
Le gouvernement songe à introduire des mesures réglementaires, telles que le "plafonnement des marges" pour prévenir toute spéculation. L'idée est de stabiliser les fluctuations du prix à la pompe afin de maintenir un marché équitable tout en protégeant le pouvoir d'achat des consommateurs.
Le prix du pétrole a déjà reflué
Depuis le début du conflit en Ukraine, les prix du carburant ont atteint des sommets, le gazole franchissant la barre des 2 euros le litre en début mars 2023. Ce dernier est désormais retombé sous les 92 dollars le baril, signalant une possibilité de réduction des prix à la pompe. Cependant, Lecornu avertit :
"Nous devons être prudents et ne pas céder à des solutions faciles mais inefficaces qui mettraient en péril nos finances publiques".
Les contrôles de l'État continueront d'être renforcés pour garantir la transparence des tarifs et le respect des règles de concurrence, déjà couronnés de succès. Une nouvelle réunion avec les acteurs du secteur est prévue dans les jours à venir pour assurer une collaboration efficace.
Face à cette crise énergétique qui excède les frontières françaises, le gouvernement prône une action internationale concertée, mettant l'accent sur la nécessité de sécuriser les approvisionnements mondiaux, notamment par la réouverture stratégique du détroit d'Ormuz.







