Les employés de Fralsen, une entreprise spécialisée dans les mécanismes horlogers, ont reçu une annonce déchirante le 12 mars. Le tribunal des activités économiques de Lyon a décidé de liquider la société, établie à Besançon depuis 1962, marquant ainsi la fin d'un processus de redressement judiciaire entrepris l'année précédente à la suite des difficultés financières rencontrées par le groupe ACI, propriétaire de Fralsen.
La décision du tribunal met un terme à des mois d'espoir pour les 63 salariés qui espéraient voir l'une des propositions de reprise aboutir. En effet, plusieurs candidats ont visité le site, mais finalement, une seule proposition a été soumise, envisageant la réintégration de seulement neuf employés, une offre jugée insuffisante par le tribunal. "Cela signifie la perte non seulement d'emplois, mais aussi d'un savoir-faire remarquable en matière de micro-mécanismes", a déclaré un ancien dirigeant de l'entreprise.
Les salariés sont partagés entre le désespoir et la colère. Ils pointent du doigt Philippe Rivière, le PDG d’ACI, accusé d’avoir exploité les ressources financières de Fralsen pour alimenter les difficultés du groupe. Pour exprimer leur mécontentement, une réunion est prévue sur le site de l'entreprise le 17 mars. Les sentiments de résignation et de dégoût règnent parmi les employés, selon les reportages d'ICI Besançon, qui soulignent l'importance de cette liquidation dans le contexte économique local.
Au-delà des pertes d'emplois, cette situation soulève des questions sur l'avenir de l'horlogerie fine en France, secteur en péril face à la mondialisation et aux changements technologiques. Des experts pointent un besoin urgent d'une stratégie de soutien pour préserver ces compétences critiques au sein du pays.
Sources : France Bleu, ICI Besançon.







