Le pays, déjà en proie à des tensions économiques, a acté cette hausse le 22 mars, le litre de sans-plomb atteignant désormais 398 roupies (1,30 dollar) et le diesel grimpant à 382 roupies (1,25 dollar). Cette décision fait suite à une première augmentation de 8 % au début de la même semaine.
Une réponse à la crise énergétique
Le Sri Lanka, qui dépend entièrement de l'importation de pétrole, fait face à une crise énergétique aggravée. Pour adapter la consommation, le gouvernement a mis en place un rationnement de la vente de carburant tout en instaurant la semaine de travail de quatre jours, une mesure inédite destinée à réduire la dépendance énergétique. Un responsable de la Ceylon Petroleum Corporation, sous couvert d'anonymat, a expliqué à l'agence AFP : "La nouvelle augmentation doit permettre de réduire de 15 à 20 % la consommation de carburant.".
Le président Anura Kumara Dissanayake a exprimé son inquiétude quant à la pérennité de la guerre au Moyen-Orient, anticipant que les répercussions du conflit pourraient prolonger la crise économique que le pays tente de surmonter après la débâcle financière de 2022. Les autorités affirment que la situation actuelle remet en cause leurs efforts pour relancer l'économie, déjà fragilisée par des manifestations ayant entraîné la démission de l'ancien président, Gotabaya Rajapaksa.
Le FMI a accordé un an plus tard une aide d'urgence de 2,9 milliards de dollars au pays, en échange de mesures d'austérité drastiques. Toutefois, selon des experts économiques, cette nouvelle hausse des prix pourrait aggraver le quotidien de nombreux Sri-Lankais déjà à bout de nerfs.
Pour aller plus loin: Découvrez comment le Sri Lanka s'adapte aux défis de l'importation intégrale de son pétrole.







