Lors d'une réunion virtuelle tenue jeudi, Yvette Cooper, la ministre britannique des Affaires étrangères, a souligné l'"urgente nécessité" de réouvrir le détroit d'Ormuz. Cet appel a réuni des représentants de plus de 40 pays, déterminés à garantir la sécurité de cette route maritime vitale.
"Aujourd'hui, nous avons des ministres et des délégués de plus de 40 pays rassemblés pour discuter de la situation actuelle au détroit d'Ormuz. Nous devons aborder les conséquences de sa fermeture et rétablir la liberté de navigation pour le commerce international. Nous souhaitons affirmer notre volonté collective de faire rouvrir cette voie", a déclaré Cooper lors de l'ouverture de la réunion.
Annoncée par le Premier ministre britannique Keir Starmer la veille, cette réunion intervient alors que l'ancien président américain, Donald Trump, appelle les nations dépendantes du transport maritime à prendre des mesures pour libérer le passage. "Intervenez, protégez ce détroit et utilisez-le", a-t-il affirmé, critique envers certains alliés de l'OTAN qui, selon lui, n'ont pas apporté le soutien requis depuis le début du conflit avec l'Iran.
Depuis Séoul, Emmanuel Macron a réagi en déclarant qu'une intervention militaire pour "libérer" le détroit d'Ormuz serait selon lui "irréaliste". Cette position soulève des discussions sur les méthodes à adopter pour résoudre la crise.
Initiée en mars dernier par six pays - Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas et Japon - cette initiative vise à sécuriser le détroit. Cependant, plusieurs nations impliquées ont précisé qu'aucune action ne pourrait être envisagée tant que les hostilités persistent.
Depuis le début de la guerre, l'Iran a quasiment bloqué le détroit d'Ormuz, une artère par laquelle transite normalement un cinquième de la production mondiale de pétrole et une quantité significative de gaz naturel liquéfié. Cette situation a provoqué une flambée des prix des hydrocarbures, entraînant des répercussions économiques à l'échelle mondiale.
À l'heure actuelle, seuls quelques navires, principalement iraniens, émiratis, indiens, chinois et saoudiens, continuent de circuler dans le détroit. L'Iran a clairement indiqué qu'il restait fermé aux "ennemis".
La réunion de jeudi sera suivie d'une autre, rassemblant les "planificateurs militaires" des mêmes nations, "afin d'explorer les moyens de mobiliser nos capacités pour rendre le détroit accessible et sécurisé, une fois que les combats auront cessé", a ajouté Keir Starmer.







