Le gouvernement français a tenu à rassurer la population concernant l'approvisionnement en carburant, malgré les répercussions de la guerre au Moyen-Orient. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l'énergie, a déclaré qu'il n'y avait pas de pénurie dans le pays.
"Oui, la crise énergétique vous touche, mais la France ne souffre pas de manque de carburant," a-t-elle précisé sur X en réponse à des critiques formulées par Marine Le Pen, cheffe du Rassemblement national, qui a dénoncé la gestion du gouvernement.
La ministre a souligné que les canaux d'approvisionnement en carburant pour la France passent principalement par l'Atlantique, incluant des sources comme les États-Unis, l'Afrique et le Brésil, contredisant ainsi l'idée que la situation dépendrait du détroit d'Ormuz.
Cependant, elle a reconnu la présence de "tensions logistiques ponctuelles" dans certaines stations-services, en particulier celles qui affichent les prix les plus compétitifs, en raison de pics de demande locale.
Des données de l'AFP révèlent qu'environ 10 % des 9 500 stations-service du pays rencontrent des ruptures sur au moins un des principaux types de carburants.
"Quelle réponse du gouvernement ce matin ? Rien, sinon l'espoir démesuré d'une solution magique liée à l’électricité," a déclamé Marine Le Pen en critiquant l'inaction perçue du gouvernement.
En amont d'une réunion ministérielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a suggéré d'utiliser les revenus supplémentaires générés par la hausse des prix des carburants pour orienter la transition vers une économie décarbonée. Une proposition sévèrement critiquée par la droite et l'extrême droite, tandis que des experts économiques, comme Xavier Timbeau de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), estiment que ces surcoûts fiscaux risquent bien d'être une illusion.
Timbeau a aussi évoqué que le ralentissement économique provoqué par la hausse des prix pourrait réduire les bases fiscales, diminuant ainsi les recettes de l'État. Par ailleurs, l'escalade des prix du baril de pétrole entraînerait une augmentation de l'inflation, ajoutant des pressions sur les finances publiques.







