L'eurodéputée franco-palestienne Rima Hassan a été mise en garde à vue jeudi pour des accusations d'apologie du terrorisme, selon des informations confirmées par son entourage. Cette décision fait écho à un signalement effectué par Matthias Renault, député du Rassemblement national, qui avait alerté la procureure de la République de Paris concernant un tweet lié à Kōzō Okamoto, un ancien membre de l'Armée rouge japonaise impliqué dans un attentat à Tel-Aviv en 1972.
Un représentant de La France insoumise a exprimé son indignation, affirmant que la convocation de Rima Hassan dans le cadre d'une garde à vue est « hallucinante », étant donné qu'elle s'est toujours présentée à ses convocations.
La polémique s'est intensifiée depuis que l'eurodéputée a été ciblée par une enquête judiciaire après avoir exprimé des opinions jugées favorables au Hamas, mouvement islamiste, suite à l'attaque du 7 octobre. Son entourage a dénoncé ce qu'ils décrivent comme un « harcèlement judiciaire » visant à museler les voix qui soutiennent les droits du peuple palestinien.
Ce nouvel épisode soulève des questions sur la liberté d'expression en France, alors que plusieurs organisations de défense des droits humains, comme le Défenseur des droits, observent attentivement la situation. Le rapport a également attiré l'attention du journal Le Monde, qui indique que ce type d'action pourrait créer un précédent dangereux pour la voilée politique.
Rima Hassan, âgée de 33 ans et juriste de formation, fait face à un climat de tensions grandissant concernant le discours politique autour de la Palestine et du Hamas, ce qui rend nécessaire un débat public éclairé sur les limites de la liberté d'expression.







