Les personnes en contact avec un cas positif devront désormais être isolées en milieu hospitalier, et non à domicile, a annoncé le gouvernement français. Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a toutefois déclaré que "le risque est faible" et qu'aucune pandémie n'est prévue.
Les nouvelles mesures d'isolement ont été mises en place suite à un cas confirmé d'hantavirus chez une passagère du navire de croisière MV Hondius. Le Premier ministre a indiqué que les contacts devront observer une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier" après un décret publié au Journal officiel. Auparavant, ils devaient simplement se signaler "sans délai" et se mettre en quarantaine à domicile en attendant une évaluation de leur risque.
Parmi les cinq passagers français isolés à l'hôpital Bichat, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé" et elle a été testée positive, a expliqué la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, sur France Inter. Le Premier ministre a précisé qu'elle était "toujours en réanimation, son état étant stable".
"Nous ne prévoyons pas de pandémie", insiste l'OMS
Le directeur de l'OMS a ajouté que son état de santé est "très critique", tout en tentant de rassurer le public : "Le risque est faible et nous ne prévoyons pas de pandémie". Quatre autres passagers sont "toujours testés négatifs" et subissent une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier", a précisé Sébastien Lecornu.
Les huit "cas contacts à haut risque", comprenant des Français ayant pris un vol avec un voyageur malade il y a près de deux semaines, "ne présentent pas de symptômes". Cependant, les autorités ont décidé d'intensifier les mesures d'isolement. Des réunions de coordination auront lieu quotidiennement à Matignon. Au total, 22 cas contacts ont été identifiés : huit provenant du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg, et 14 autres sur le vol Johannesbourg-Amsterdam le même jour.







