Deux nouveaux suspects ont été mis en examen dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat tragique d'un jeune homme de 19 ans, survenu le 9 décembre 2024, dans son appartement situé dans le quartier de la Bouletterie à Saint-Nazaire. Cette information a été confirmée par le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, suite à un article publié par Le Parisien.
Les hommes, âgés de 30 et 25 ans, ont été inculpés les 11 et 12 février derniers. Le premier est accusé de “complicité de meurtre en bande organisée, en récidive et violences aggravées en récidive”, tandis que le second répond de “meurtre en bande organisée, violences aggravées et association de malfaiteurs criminelle”.
La nuit du 8 au 9 décembre 2024, le jeune homme a été abattu par deux individus encagoulés, sous les regards impuissants de son père et son frère. Après le drame, les suspects ont pris la fuite dans une voiture qui les attendait en bas de l'immeuble. L'enquête serait désormais agrémentée par des éléments liés à un phénomène de narcobanditisme, poussant les enquêteurs à examiner des liens potentiels avec Mohamed Amra, un narcotrafiquant notoire susceptible de jouer un rôle dans cette affaire.
Le narcotrafiquant Mohamed Amra impliqué à Saint-Nazaire ?
La question se pose : ces deux nouveaux mis en examen ont-ils des liens avec l'évasion de Mohamed Amra ? En mai 2024, ce dernier était devenu l'homme le plus recherché de France, suite à une évasion meurtrière ayant coûté la vie à deux agents pénitentiaires. Le procureur de Rennes a déclaré : “N'étant pas saisi de l’évasion de M. Amra, je ne peux pas vous répondre sur leur implication dans ces faits”, tout en ajoutant que la possibilité d'un lien entre Amra et l'assassinat à Saint-Nazaire était sérieusement à l'étude.
Des écoutes téléphoniques semblent suggérer que le meurtre de Saint-Nazaire a été évoqué dans des conversations interceptées, ce qui a conduit à l'interpellation d'Amra en Roumanie. Cependant, les autorités se heurtent à une contrainte procédurale : un individu extradé ne peut être interrogé pour des faits non couverts par le décret d'extradition. Le procureur a donc demandé aux autorités roumaines une extension de cette remise pour permettre d'interroger Amra sur cette affaire.
D'autres témoignages indiquent que les membres de l'entourage d'Amra pourraient également être impliqués. Les enquêteurs continuent de suivre ces pistes, espérant un éclaircissement dans une affaire où le contexte du narcobanditisme semble omniprésent.







