Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé ce jeudi 1er janvier la libération de Steeve Rouyar, un homme de 44 ans, qui avait été arrêté en juin au Togo, lors d'une manifestation. Accusé d'"atteinte à la sûreté de l'État", il a finalement été relâché grâce à une décision de la justice togolaise, comme l'a rapporté l'AFP.
Originaire de Guadeloupe et installé à Lomé depuis novembre 2024, Rouyar avait été interpellé le 6 juin avec une cinquantaine d'autres manifestants, lors d'une rare mobilisation contre le régime autoritaire de Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis près de 20 ans. Les jeunes avaient exprimé leur colère face à l'arrestation de figures critiques, aux hausses des prix de l'électricité et à une nouvelle constitution qui facilite le maintien au pouvoir du président sans limite de mandats.
Le Conseil des ministres togolais a également annoncé mercredi 1er janvier la grâce de 1 511 prisonniers, une pratique habituelle en fin d'année. Selon les médias locaux, cette décision vise à apaiser les tensions sociales bien que la liste des graciés ne soit pas encore rendue publique.
Des experts soulignent que cette libération pourrait refléter une volonté du gouvernement togolais d'améliorer son image à l'international. "Il est essentiel de promouvoir un dialogue constructif et de respecter les droits de l'homme pour stabiliser la situation au Togo", a commenté un analyste politique, partageant son avis sur le contexte actuel du pays.
Steeve Rouyar est revenu en France ce matin, où des manifestations de soutien pour sa libération avaient eu lieu. Les récents événements soulignent l'importance d'une vigilance internationale face aux atteintes aux droits de l'homme, particulièrement dans des pays où la liberté d'expression est menacée.







