La mère de famille, aujourd'hui âgée de 67 ans, se bat pour prouver son innocence. Edwige Alessandri, condamnée pour le meurtre de son mari en 2000, a récemment interpellé la Cour de révision. Son avocat a déposé une requête, exprimant des doutes sérieux sur la culpabilité de sa cliente. Selon les informations rapportées par Franceinfo, elle clame depuis le début que son mari a été victime de cambrioleurs, une version des faits que semblent corroborer des éléments retrouvés par un journaliste, Geoffrey le Guilcher.
Le 16 juillet 2000, la vie d'Edwige Alessandri bascule lorsque son mari est retrouvé mort à leur domicile de Pernes-les-Fontaines, dans le Vaucluse. Malgré ses déclarations et l’absence de preuves concrètes d’une effraction, elle a été condamnée à trois reprises, écopant finalement de 10 ans de réclusion criminelle en 2009. En 2010, elle obtient une libération conditionnelle, mais le spectre de son procès continue de hanter sa vie.
Un livre qui appuie le témoignage d'Edwige Alessandri
Cette demande de révision intervient au moment où Geoffrey le Guilcher publie Les Deux Mégots - La vérité sur l'affaire Alessandri, un ouvrage qui met en lumière de nouveaux éléments. Dans son enquête, le journaliste évoque des mégots retrouvés sur les lieux du crime, affirmant qu'ils pourraient contenir des traces ADN correspondant à des cambrioleurs, en opposition à la thèse initiale de la culpabilité d'Edwige. Il souligne que "ces deux mégots sont la seule preuve qu'on ne peut pas faire disparaître", une citation marquante qui semble renforcer le plaidoyer en faveur d’une réouverture de l’affaire.
Damien Brossier, l'avocat d'Edwige, accuse le système judiciaire d'avoir été biaisé dès le départ. Selon lui, "dès les premiers instants, tous les intervenants judiciaires l'ont crue coupable", une préconception qui a indubitablement influencé le cours de l’enquête. Brossier souligne que l'incompétence manifeste des enquêteurs a mené à des erreurs judiciaires majeures. "La justice est devenue déraisonnable dans cette affaire", déclare-t-il, ajoutant que sa cliente n’a jamais bénéficié d’une vraie écoute.
La Cour de révision se voit désormais confrontée à la tâche décisive de déterminer si ces nouveaux éléments sont suffisamment significatifs pour justifier une réévaluation du dossier. Edwige Alessandri, malgré des années de lutte, garde espoir et intimement liée à sa foi en la justice, attend impatiemment que la lumière soit faite sur son cas.







