Une opération de police a dégagé des éléments troublants près de la prison de Longuenesse, dans le Pas-de-Calais. Deux hommes ont été interpellés après la découverte, le 10 mars, d'une arme chargée et d'un drapeau de l'organisation jihadiste État islamique (EI) dans leur véhicule stationné à proximité, selon une annonce révélée par le parquet national antiterroriste (Pnat).
Une enquête de flagrance a été ouverte, portant sur des soupçons d'association de malfaiteurs en lien avec un projet terroriste et la détention d'armes de catégorie B. La sous-direction antiterroriste, en collaboration avec la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la police nationale, a été chargée des investigations.
En plus de l'arme de poing, les forces de l’ordre ont découvert une bouteille d'acide chlorhydrique dans le véhicule des suspects. Des informations communiquées par la CGT du centre pénitentiaire laissent entendre que ce matériel pourrait servir à la fabrication d'explosifs. Des policiers se sont déployés vers 2 heures du matin en réponse à des signalements d'activités suspectes, notamment l'utilisation d'un drone, comme le souligne le syndicat dans un communiqué, alertant sur la gravité de la situation.
La CGT exprime des préoccupations majeures face à ce qu'elle qualifie d’attaque ciblée, signalant une tension accrue lors de la fouille de la prison qui a eu lieu dans la journée. Cette organisation met en avant l'ampleur croissante des risques auxquels sont confrontés les établissements pénitentiaires et appelle à une attention urgente pour garantir la sécurité, en signalant un manque de personnel et de moyens adéquats.
Ces événements soulèvent des questions pressantes sur la sécurité dans les établissements pénitentiaires, à l'heure où les menaces d'origine terroriste semblent se multiplier.







