Un audacieux braquage d'une bijouterie au cœur de Toulouse a été neutralisé, mardi 10 mars, grâce au courage exemplaire du gérant et de son employé. Ces derniers ont réussi à maîtriser les voleurs, qui utilisaient des pistolets factices. Fait surprenant, les braqueurs n’étaient que des mineurs de 17 ans.
Ce jour-là, une jeune témoin a rapidement compris la gravité de la situation. Elle a commencé à filmer alors qu’elle observait, en face, le vendeur de montres confronté au braquage. Dans un témoignage anonyme pour France 2, elle raconte : "Au moment où le vendeur a échangé un regard insistant avec moi, je savais qu'il fallait que j'intervienne.”
À l'intérieur de la bijouterie, le commerçant et son stagiaire ont fait preuve d’un sang-froid remarquable. Selon des vidéos de la scène, il semblerait que le vendeur tentait de garder les braqueurs sur place, en cherchant à récupérer son badge et à éviter leur fuite.
Deux mineurs de 17 ans
À l’extérieur, le commerçant parvient à ceinturer l’un de ses agresseurs, juste avant l’arrivée des policiers. Leurs réactions impressionnent, surtout compte tenu des armes, dont un taser et un pistolet, qui étaient en réalité factices. Une commerçante voisine, admirative, déclare : "Personnellement, je ne l'aurais pas fait, mais ils sont tombés sur quelqu'un qui a su garder son calme et agir avec détermination.”
La scène s'est déroulée en plein centre de Toulouse, en fin de matinée. Les suspects ont réussi à s'emparer de 5 montres, d'une valeur totale estimée à 60 000 euros. Ce qui choque encore plus dans cette affaire, c'est leur profil : des jeunes issus de familles aisées et n'ayant aucun antécédent judiciaire. Déguisés avec des masques, des perruques et des casquettes, leur approche semble incongrue. Sébastien Pélissier, syndicaliste de l'Alliance police nationale 31, souligne : "Deux mineurs nés en 2008, totalement inconnus des services de police… Ce ne sont pas des membres d'une bande organisée. On est face à des profils inattendus.”
Les deux mineurs ont été placés en garde à vue et justifieraient leur acte par le besoin de financer leurs études. Une enquête est actuellement en cours pour éclaircir les motifs de ce braquage.







