Léa, victime d'abus sexuels par son baby-sitter durant son enfance, a fait une rencontre inattendue au Teil, fin février, en tombant sur son agresseur récemment sorti de prison. Sa famille, ainsi que d'autres victimes, exige maintenant des mesures pour interdire à l'homme de revenir dans la commune d'Ardèche.
Alors qu'elle était en train de faire des courses avec sa sœur, Léa a eu un choc en voyant le visage familier de son agresseur, ce qui a ravivé de douloureux souvenirs. "C'était une vision particulièrement déstabilisante", a-t-elle rapporté à ici Drôme Ardèche. Cet homme, qui avait été son baby-sitter, a abusé d'elle alors qu'elle n'avait que 3 à 5 ans, victime comme huit autres enfants d’une série d'actes criminels qui lui ont valu une peine de 20 ans de réclusion en mars 2013.
Hélas, cette rencontre fortuite n'aurait pas dû avoir lieu. Un manque de mise à jour des adresses des victimes par les autorités judiciaires a permis à l'agresseur de se trouver à Le Teil sans contrevenir à une interdiction de contact. Ses restrictions géographiques ne couvraient en effet que Bourg-Saint-Andéol, Pierrelatte et Livron-sur-Drôme.
"On va demander à étendre l’interdiction"
Face à cette situation, la famille de Léa et celle de cinq autres victimes ont formé une demande auprès du juge d’application des peines pour élargir la liste des communes où l'homme n'est pas censé paraître. Cette démarche a été bénéfique, permettant d'ajouter Le Teil à cette liste.
Ludovic, un autre ancien victime, a partagé ses craintes : "Ça me rassure, mais j'ai toujours peur de le croiser à Montélimar, et ma sœur travaille souvent dans la région, elle pourrait le rencontrer aussi." Il a précisé qu'ils continueraient à lutter pour que l'interdiction s'étende aux départements de Drôme et d'Ardèche.
De son côté, l'agresseur a également exprimé son intention de prendre des mesures pour éviter que ce type d'incident ne se reproduise, ont rapporté nos confrères de Midi Libre.







