Vendredi, les gendarmes de l'Oise ont annoncé l'interpellation de dix individus soupçonnés d'être impliqués dans un vaste réseau de trafic de véhicules volés. Parmi eux, trois suspects ont été déférés au parquet et feront face à la justice début mai.
Cette opération, menée en début de semaine, a permis de démanteler un réseau qui sévissait en Île-de-France et dans les Hauts-de-France, et qui a causé un préjudice estimé à près d'un million d'euros. L'enquête, initiée en juillet, a été déclenchée par une information concernant l'existence d'un compte sur une application de partage d'images, utilisé pour organiser des vols ciblant des véhicules de marques françaises dans ces régions, notamment dans l'Oise.
Une quarantaine de vols ou tentatives recensés
Selon les déclarations de la gendarmerie, "le réseau était également soutenu par des garages automobiles, offrant un lieu de stockage pour les véhicules volés". En tout, une quarantaine de vols ou tentatives ont été documentés. Les malfaiteurs ont principalement ciblé des véhicules de marques comme Citroën, Renault et Peugeot, en utilisant du matériel électronique sophistiqué pour accéder à ces voitures. Les véhicules dérobés étaient ensuite écoulés soit sous un faux visage, en étant remis à neuf pour d'autres infractions, soit démontés pour la vente de pièces détachées sur des plateformes d'annonces.
Au cours de cette opération judiciaire, les gendarmes ont saisi une série de matériels utiles aux criminels : six véhicules impliqués dans les vols, dont une dépanneuse, mais également 21 téléphones portables, trois ordinateurs, ainsi que plus de 25 000 euros en liquide. Parmi les objets trouvés, une Clio volée et huit moteurs ainsi que divers composants utilisés pour les vols ont été récupérés. Les trois individus déférés devant le tribunal auront leur procès prévu pour le 4 mai et, en attendant, le parquet de Senlis a requis leur détention provisoire.







