Une employée de la médiathèque José Cabanis, à Toulouse, a été victime d'une agression sexuelle vendredi après-midi. En conséquence, la bibliothèque est restée fermée au public samedi. Lors d'une réunion matinale entre la direction et les employés, la décision de ne pas rouvrir a été confirmée.
Les visiteurs qui avaient prévu de se rendre à la médiathèque du quartier Marengo ce samedi ont été accueillis par des portes closes. Un incident d'une grande gravité, où l'un des agents a subi une agression pendant ses heures de service, a conduit à cette fermeture. Alors que la médiathèque devait initialement rouvrir à 13h, les employés ont demandé un délai supplémentaire pour discuter de la situation en cours. Selon les témoignages, ces événements malheureux ne sont pas des cas isolés.
Les membres du personnel font état d'une augmentation des agressions physiques, verbales et sexuelles dans l'établissement. D'après des sources sur place, l'employée victime a trouvé du sperme dans son dos sans réaliser immédiatement la gravité de l'incident. Bien que l'agresseur n'ait pas été identifié, l'employée a depuis déposé une plainte, et une enquête a été lancée par la ville de Toulouse.
Nicolas Rebier, responsable syndical à la CGT, a déclaré à ICI Occitanie que cette agression représente "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase". Les employés de la bibliothèque gardent en mémoire des événements antérieurs, notamment des actes de vandalisme et des agressions racistes ayant eu lieu l'année dernière. "Nous sommes à bout, les agressions sont quotidiennes", a-t-il ajouté, regrettant l'absence de réaction tangible de la part des autorités, notamment du maire.
En raison de la période électorale actuelle, une intervention personnelle du maire Jean-Luc Moudenc ne semble pas envisageable. Cependant, un message de soutien a été envoyé aux employés. Une cellule psychologique a également été mise en place pour aider ceux qui en ressentent le besoin. De plus, la mairie envisage de porter plainte aux côtés de l'employée agressée.







