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Dans une affaire troublante, une ancienne aide-soignante britannique, Pamela Gwinnett, se retrouve mêlée à des accusations de détournement de fonds et de fraudes. Condamnée à six ans de réclusion, elle coule des jours heureux sur l'île de Tenerife, en attendant une potentielle extradition.
À 63 ans, Pamela Gwinnett, citoyenne britannique, profite de la vie à Tenerife, sur la côte ensoleillée des Canaries. Il s'agit d'un contraste saisissant avec sa situation juridique. En octobre 2025, elle a été condamnée par contumace à une peine de six ans de prison pour vol et abus de confiance, soutient Sky News.
La victime, Joan Green, une retraitée décédée en 2022 à l'âge de 89 ans, a vu ses économies de toute une vie disparaître sous prétexte de soins. Pendant la pandémie de Covid-19, Pamela a réussi à isoler Joan, changeant son numéro de téléphone et interdisant l'accès à sa famille.
Avec une procuration, elle a dilapidé près de 350 000 euros dans des traitements de chirurgie esthétique, des repas raffinés, et même une voiture de luxe. Le juge Michael Maher, lors de son procès, a dénoncé son comportement, la qualifiant de « vache à lait à traire ».
Retrouvée sur l'île espagnole par Sky News, Pamela se dépeint comme une victime, affirmant qu'elle n'a jamais eu accès aux biens de Joan. Elle insiste sur le fait que ce sont les membres de la famille de la défunte qui avaient contrôle sur ses finances.
"Maléfique, mais très intelligente"
David Bolton, le petit-fils de la victime, dépeint Pamela comme une manipulatrice habile : « Elle est maléfique, mais très intelligente », a-t-il déclaré. Dans le voisinage de Pamela, des affiches revendiquant « justice pour Joan Green » ont été collées, reflétant l'indignation des habitants.
La famille de Joan critique le laxisme des autorités britanniques, qui ont laissé Pamela s'envoler pour Tenerife juste après qu'un avis de mise en liberté conditionnelle a été émis, l'obligeant à rendre son passeport. Elle n'est jamais retournée au Royaume-Uni depuis cette fuite.
Le mois dernier, un tribunal à Preston a ordonné la confiscation de fonds d'un montant de 350 000 livres. Si Pamela ne rembourse pas cette somme sous trois mois, elle pourrait faire face à une prolongation de sa peine initiale de trois ans et demi. Les autorités britanniques collaborent désormais avec l'Espagne dans l'espoir de l'extrader.







