Pour sa première célébration de Pâques, le pape Léon XIV a souhaité transmettre un message de paix lors de la traditionnelle bénédiction « Ubi et Orbi », durant laquelle il a dénoncé « l’indifférence » face à la guerre.
Léon XIV a appelé dimanche 5 avril 2026 « ceux qui ont le pouvoir de déclencher les guerres » à « choisir la paix ». Lors de son première message de Pâques, un événement central du calendrier chrétien, son message a été assombri par le conflit au Moyen-Orient . De l’Indonésie aux États-Unis, des millions de Catholiques ont célébré cette fête, dont la signification est entachée par la guerre entre l’Iran et Israël et ses conséquences régionales.
Au Vatican, la place Saint-Pierre, ornée de milliers de fleurs sous un ciel ensoleillé, a été le théâtre de la messe de Pâques célébrée par Léon XIV pour la première fois depuis son élection en mai 2025. L’atmosphère festive, marquée par des trompettes et des chants liturgiques, a apporté une note d'espoir.
Lors de sa célèbre bénédiction « Urbi et Orbi », le souverain pontife a souligné « l’indifférence » face à la guerre et à ses retombées. Il a averti : « Nous devenons indifférents à la mort de milliers de personnes, aux effets de haine et de divisions que les conflits provoquent », tout en attirant l’attention sur les « conséquences économiques et sociales » des guerres.
Veillée de prière pour la paix
Faisant fi des traditions de ses prédécesseurs, Léon XIV a omis de nommer directement les pays en crise, mais a annoncé une veillée de prière pour la paix le 11 avril sur la place Saint-Pierre.
Du balcon central de la basilique, il a souhaité « Joyeuses Pâques » dans dix langues, y compris l'arabe et le chinois, avant d'effectuer une promenade en papamobile, saluant la foule en liesse.
Durant la Semaine Sainte, la menace du conflit au Moyen-Orient a pesé lourdement sur les célébrations. Lors de la veillée pascale, le leader de l’Église catholique a dénoncé les divisions causées par « la guerre, l’injustice et le repli sur soi entre les nations ».
Huis clos
Ces derniers jours, le pape, originaire de Chicago, a intensifié ses démarches diplomatiques, appeler même Donald Trump à « chercher une porte de sortie » au conflit en cours.
A Jérusalem, les célébrations au Saint-Sépulcre, considéré comme le lieu de la résurrection de Jésus, se sont déroulées à huis clos, les autorités ayant imposé des restrictions en raison de la guerre débutée le 28 février.
À Debel, près de la frontière israélienne, les célébrations de Pâques se sont tenues en dépit des bombardements incessants. Ce village, désormais isolé, dépend entièrement de l'aide humanitaire. « La situation est tragique », a déclaré Joseph Attieh, un responsable local. « Mais nous avons confiance en Dieu, c’est notre seul espoir ». Un convoi d’aide est attendu dimanche à Debel, en présence du nonce apostolique, représentant du Saint-Siège.
À Dubaï, les messes ont été suspendues depuis vendredi, conformément aux directives gouvernementales. À Damas, les célébrations ont été limitées à l'intérieur des églises, en raison de tensions dans certaines villes chrétiennes en Syrie.
A Rome, Pâques évoque également la mémoire du pape François: en 2025, le jésuite argentin avait fait sa dernière apparition publique lors d’un ultime bain de foule, quelques heures avant son décès.
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