Des négociations cruciales entre le Liban et Israël sont programmées pour la semaine prochaine à Washington, a annoncé un responsable américain. Ces pourparlers surviennent après des frappes israéliennes intensifiées qui mettent à mal une trêve fragile entre États-Unis et Iran.
«Nous confirmons que le département d'État organisera une réunion la semaine prochaine pour discuter des négociations de cessez-le-feu», a déclaré ce responsable à l'AFP, sous couvert d'anonymat.
Suite à un appel à la retenue de Donald Trump, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a annoncé l'engagement de son cabinet dans des «négociations directes» avec le Liban. Selon Netanyahou, ces discussions, qui marquent une première en plusieurs décennies, «aborderont le désarmement du Hezbollah» et viseront «l'établissement de relations pacifiques» entre ces deux nations toujours techniquement en guerre.
Cependant, le Liban exige «un cessez-le-feu avant tout début de négociations», comme l’a rapporté un responsable libanais qui a souhaité conserver l'anonymat. Le Hezbollah, quant à lui, rejette fermement l'idée d'un dialogue direct avec Israël, appelant à un «retrait israélien» de son territoire.
Netanyahou a averti que les frappes contre le Hezbollah pourraient continuer pour assurer la «sécurité des résidents du nord» d'Israël. Dans un communiqué, l'armée israélienne a confirmé avoir ciblé des «sites de tir» du Hezbollah au Liban.
Malgré un cessez-le-feu de deux jours, de nombreuses préoccupations subsistent quant à la viabilité de cette trêve face à l'escalade continue des opérations israéliennes.
A Beyrouth, l'atmosphère est lourde, car les habitants continuent de chercher des survivants après des frappes simultanées qui ont causé plus de 300 morts et des milliers de blessés.
Trump a révélé à NBC News avoir encouragé Netanyahou à faire preuve de retenue, évoquant des conversations récentes entre eux. Au cours de cette même période, le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré inacceptable la poursuite des frappes israéliennes.
La situation est encore compliquée par la déclaration du ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, qui a qualifié Israël de «diabolique» et a critiqué son rôle dans le conflit. Cette déclaration, considérée comme «honteuse» par les autorités israéliennes, risque de nuire aux efforts de médiation du Pakistan.
S'agissant des perspectives de négociations, Trump s'est dit «très optimiste» quant à la possibilité d'un accord de paix, bien que les positions opposées des deux pays demeurent un défi majeur.
À côté de cela, le chef de l’Organisation iranienne de l'énergie atomique a rejeté toute limitation de son programme nucléaire, une exigence cruciale des États-Unis et d'Israël, qui soupçonnent l'Iran de vouloir développer l'armement atomique.
Dans un contexte de tension persistante, des pétroliers ont commencé à traverser le détroit d'Ormuz, ce qui souligne la fragilité de la situation. Trump a mis en garde l'Iran contre d'éventuels frais imposés aux navires.







