À peine dix jours après la présentation de la carte scolaire pour la rentrée de 2026, le nombre de classes devant fermer a été révisé, atteignant 51 fermetures, contrairement aux 56 initialement annoncées. Lors d'un comité technique récemment tenu, la direction académique des services de l'Éducation nationale a finalement annulé les fermetures dans plusieurs communes, notamment à Beaumont-Hague, Notre-Dame-du-Touchet, Baupte, Sainteny et Saint-Jean-des-Champs.
Les syndicats, représentant les enseignants et le personnel éducatif, ont exprimé leur mécontentement en votant à nouveau contre cette carte scolaire. En réponse, une manifestation est prévue ce vendredi matin devant la préfecture à Saint-Lô, alors que la carte doit être validée lors d'une réunion en présence du préfet.
Mobilisation des parents
Des centaines de parents, comme ceux de l'école Camille Claudel à Avranches, tentent de mobiliser les inscriptions pour éviter la fermeture de classes. Avec seulement 10 élèves manquants, ils ont intensifié leurs efforts pour contacter d'autres familles susceptibles d'inscrire leurs enfants. Fanny Vasquez, une mère d'élèves, exprime : "On a essayé de voir tous les parents qui pourraient inscrire leurs enfants pour la prochaine rentrée".
La situation est d'autant plus préoccupante que "certains élèves ne sont pas comptabilisés !" De nombreuses familles ignorent encore où scolariser leurs enfants, ce qui ajoute une pression considérable. À Equeurdreville, l'école Jean-Macé s'attend à une augmentation des élèves, passant de 113 à 120, mais la menace d'une fermeture subsiste, provoquant des inquiétudes chez les parents tels que Hervé Simon.
Perspectives d'avenir
Les fermetures de classes ne semblent pas tenir compte des futurs besoins de scolarisation, en particulier avec les vagues d'embauches prévues dans la région, notamment avec les développements autour d'Orano et de l'industrie maritime. Eric Cat, président de la PEEP, alerte sur l'importance d'anticiper ces changements : "Il est crucial que les maires prennent en compte ces évolutions démographiques et planifient des regroupements d'écoles".
Les délais très courts accordés pour réagir à ces annonces, à peine dix jours entre la publication de la carte scolaire et la réunion de validation, sont perçus comme un frein à l'action. "On sait que c'est plus facile de fermer une classe que d'en ouvrir une", témoigne une mère d'élève de Bréhal. Une inquiétude qui résonne dans l'ensemble des débats autour de l'éducation dans le département.







