À l'approche de la rentrée scolaire, les révisions de la carte scolaire mettent en lumière des réalités souvent oubliées. Alors que des fermetures et ouvertures de classes sont annoncées, les Instituts Médico-Éducatifs (IME) ne sont pas épargnés. À Felletin, un poste d’enseignant est menacé, suscitant une forte mobilisation des parents et des enseignants le 9 avril dernier.
L’IME de Felletin joue un rôle crucial pour 62 enfants en situation de handicap mental, encadrés par six enseignants dévoués. Les parents, inquiets, témoignent de l'importance de cet établissement. « Sans votre prise en charge, mes enfants seraient en grande difficulté », exprime une mère dans un message de soutien au personnel éducatif, affiché dans la cour de l’établissement.
Sandrine, mère de deux garçons de 10 et 11 ans, est particulièrement affectée par cette situation. « Mon aîné a beaucoup progressé ici, alors que le cadet avait été mis de côté dans son ancienne école », déplore-t-elle, consciente des dangers d’un effectif pléthorique. Enzo, l’un des élèves, résume : “Je me débrouille mieux ici que dans mon ancienne école.” Cette satisfaction témoigne du climat d’apprentissage favorable offert par l’IME.
Céline Andrieux, enseignante à l’IME depuis quatre ans, met en garde contre les effets néfastes de la surcharge. “Les enfants que j'accompagne sont souvent marqués par des années difficiles, où le rythme de l'école traditionnelle était inadapté.” La situation des élèves en danger est d’autant plus préoccupante.
Une réunion avec les autorités de l'éducation nationale est prévue le 20 avril pour statuer sur l'avenir de cet emploi crucial. La tension est palpable, et l'ensemble de la communauté éducative espère un dénouement favorable. ҉







