Des discussions intenses entre l'Iran et les États-Unis pour une trêve à Islamabad

À Islamabad, les pourparlers entre Iraniens et Américains avancent vers une trêve tant convoitée.
Des discussions intenses entre l'Iran et les États-Unis pour une trêve à Islamabad
©-, AFP - Photographie prise et diffusée par les services du Premier ministre pakistanais le 11 avril 2026 montrant le vice-président américain JD Vance (G) et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif lors d

Des responsables éminents d'Iran et des États-Unis ont poursuivi, dès dimanche matin à Islamabad, des discussions considérées comme "intenses", dans le but de parvenir à un cessez-le-feu durable au milieu des incertitudes qui pèsent sur l'économie mondiale.

Ces pourparlers, qui marquent une étape inédite depuis la Révolution islamique de 1979, se tiennent dans un cadre trilatéral, en présence de représentants pakistanais ayant facilité la mise en place d'une trêve de deux semaines entrée en vigueur mercredi dernier, selon la Maison Blanche.

Dans une déclaration audacieuse, le président américain Donald Trump a affirmé samedi que les négociations étaient avancées et a prétendu que les États-Unis avaient déjà triomphé sur le plan militaire, en ajoutant que l'issue des négociations lui importait peu.

Des médias iraniens ont rapporté qu'après environ neuf heures de négociations, les pourparlers se poursuivaient. Un responsable de la Maison Blanche a indiqué, sous le couvert de l'anonymat, que le processus trilatéral avançait.

La délégation américaine, dirigée par le vice-président JD Vance, inclut par ailleurs l'émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Trump. De l'autre côté, Téhéran est représenté par des figures influentes comme le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Un responsable pakistanais a confirmé que les pourparlers progressaient positivement, soulignant une ambiance cordiale. Cependant, aucune image de ces discussions n'a été diffusée.

L'analyste Trita Parsi du Quincy Institute for Responsible Statecraft a noté que la composition de la délégation iranienne, incluant le directeur de la Banque centrale, témoigne de la détermination de Téhéran. "Jamais auparavant les Iraniens n'ont négocié avec autant de ressources", a-t-il déclaré, renforçant l'image d'un pays prêt à exploiter ses atouts, notamment le contrôle du détroit d'Ormuz, essentiel pour l'approvisionnement en hydrocarbures.

Des rapports indiquent que les États-Unis auraient formulé des demandes perçues comme "excessives" concernant ce point stratégique. Alors que l'armée américaine a avisé qu'elle avait effectué des opérations de déminage dans le détroit d'Ormuz, Donald Trump a ajouté que "balayer le détroit" était une priorité.

De leur côté, les Gardiens de la révolution iraniens ont abordé la question avec fermeté, menaçant les forces américaines opérant dans la région avec des répercussions sévères.

La guerre, qui a éclaté le 28 février suite à une offensive conjointement pilotée par Israël et les États-Unis contre l'Iran, a provoqué des pertes humaines dévastatrices, affectant particulièrement l'Iran et le Liban. Les propos entre les deux parties restent tendus, avec des désaccords persistants sur des aspects cruciaux, y compris les sanctions économiques et la situation au Liban.

Des médias iraniens tels que Fars et Tasnim ont rapporté des "avancées" concernant la question des avoirs iraniens alors qu'un responsable américain a catégoriquement nié cet allègement des sanctions.

D'autres nations, dont l'Égypte, la Turquie et la Chine, suivent avec attention ces pourparlers, espérant une résolution. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a qualifié cette phase de "difficile", précisant que réussir ici est vital pour établir une trêve pérenne.

En Iran, les craintes demeurent. Un habitant, contacté par l'AFP, s'est dit sceptique face à l'engagement de Trump et a exprimé ses doutes quant à la portée de ces négociations.

Concernant le Liban, la situation reste tendue. Après l'instauration du cessez-le-feu, Israël a affirmé que le pays n'était pas compris dans l'accord, alors que des frappes israéliennes ont fait de nouvelles victimes. Au total, plus de 2 000 personnes ont perdu la vie dans ce conflit au Liban depuis son déclenchement.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé vouloir un accord de paix durable, tout en rappelant que le pays avait "anéanti" les ambitions nucléaires de l'Iran.

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