Le vice-président américain JD Vance prévoit son arrivée au Pakistan ce samedi matin, où sont organisées des discussions importantes entre les États-Unis et l'Iran, visant à mettre un terme à un conflit de six semaines au Moyen-Orient.
Vendredi soir, la présidence libanaise a annoncé une rencontre prévue mardi à Washington entre des représentants d'Israël et du Liban pour examiner les conditions d'un cessez-le-feu. « Une première réunion au département d'État est prévue pour aborder l'établissement d'une trêve, ainsi que la date de lancement des négociations entre le Liban et Israël sous l'égide des États-Unis », a indiqué le communiqué officiel.
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a annoncé son acceptation le lendemain, ouvrant la voie à des « négociations directes » entre les deux nations, bien que les discussions avec le Hezbollah, groupe soutenu par l'Iran, ne soient pas envisagées. L'ambassadeur israélien Yechiel Leiter a clairement exprimé son refus de discuter d'un cessez-le-feu avec ce mouvement, qualifié de terroriste.
Avec l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, Israël a réaffirmé que le Liban ne faisait pas partie de cet accord, intensifiant ainsi ses offensives contre le Hezbollah.
Accompagné de l'émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, JD Vance s'est montré ferme en appelant Téhéran à « ne pas se jouer » de Washington, promettant de « tenter d'engager des négociations profitables ».
La délégation iranienne, conduite par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, est arrivée à Islamabad vendredi soir, selon les informations diffusées par la télévision d'État iranienne.
Cependant, des difficultés importantes subsistent. Ghalibaf a signalé que « deux conditions convenues par les parties » devaient d'abord être satisfaites : un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des avoirs iraniens. Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a tenté de rassurer en affirmant que « des dirigeants des deux pays viendront à Islamabad pour des négociations pacifiques ».
Les discussions, cruciales pour la stabilité future de la région, constituent les plus significatives entre Washington et Téhéran depuis l'accord sur le nucléaire de 2015. Elles recherchent une transformation de la fragile trêve en un accord de paix durable, malgré des positions encore très divergentes.
En attendant, les hostilités continuent au Liban, avec le Hezbollah revendiquant de nouvelles attaques dans la nuit. Une réunion entre Israël et le Liban est également programmée pour mardi à Washington.







