Le président Donald Trump a mis fin à la mission de ses émissaires, Steve Witkoff et Jared Kushner, qui devaient se rendre à Islamabad pour discuter avec l'Iran, aggravant ainsi les incertitudes d'un rapprochement potentiel. En parallèle, Israël a intensifié ses attaques contre le Hezbollah au Liban.
Deux semaines après des discussions entre les États-Unis et l'Iran à Islamabad, où le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, était présent, l'envoi des émissaires américains avait suscité de nouveaux espoirs. Toutefois, Trump a promptement annulé ce voyage via un message sur son réseau Truth Social, jugeant que des négociations pouvaient s'effectuer par téléphone, sans nécessiter un long trajet.
Interrogé par Axios sur les implications de cette annulation, Trump a exclu la possibilité d'une reprise immédiate de la guerre, tout en affirmant que l'incertitude au sein du gouvernement iranien compliquait les négociations. "S'ils veulent discuter, il leur suffit de nous appeler", a-t-il ajouté.
Ce conflit, intensifié par une offensive des États-Unis et d'Israël contre Téhéran fin février, a déjà causé des milliers de décès, principalement en Iran et au Liban, tout en perturbant l'économie mondiale, notamment par le blocage du détroit d'Ormuz, point névralgique du transport pétrolier.
Trump, à Palm Beach, a fait allusion à une réunion planifiée avec les Iraniens pour le mardi suivant. Il a également affirmé qu'après l'annulation de son voyage, Téhéran avait rapidement fourni un document négocié, jugé "bien meilleur". Toutefois, le chef de la diplomatie iranienne a exprimé des doutes quant à la sincérité des États-Unis en matière diplomatique.
Durant sa visite à Islamabad, Araghchi a discuté des préoccupations iraniennes avec les principales autorités pakistanaises, incluant le chef de l'armée, Asim Munir, et le Premier ministre, Shehbaz Sharif. Le gouvernement pakistanais s'est déclaré prêt à agir comme médiateur, comme l'a souligné le Premier ministre lors d'un échange téléphonique avec le président iranien, Massoud Pezeshkian.
La situation maritime demeure tendue dans le détroit d'Ormuz, où les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique d'Iran, affirment que le contrôle du trafic maritime est essentiel dans leurs relations avec les États-Unis. Le commandement militaire iranien a menacé d'une réponse militaire à une éventuelle continuation du blocus américain des ports iraniens.
Alors que l'aéroport international de Téhéran rouvre graduellement, le président Pezeshkian a exhorté la population à conserver l'électricité, en mettant en garde contre une potentialité de mécontentement fomentée par les États-Unis et Israël.
Sur le front libanais, Benjamin Netanyahu a ordonné à l’armée israélienne d’intensifier ses frappes contre le Hezbollah, au péril d'un cessez-le-feu déjà fragile. Six victimes ont été rapportées à la suite des attaques, et le ministère libanais de la Santé a révélé que le conflit israélien avait fait près de 2 500 victimes depuis son intensification le 2 mars.







