Légitimé et déterminé, Bruno Retailleau se positionne comme candidat des Républicains pour l’élection présidentielle de 2027. Lors de sa récente désignation, le leader des LR a déclaré que sa candidature est désormais claire et que rien ne semble pouvoir l’en dissuader, même si certains doutent en raison du nombre croissant de candidats à droite et au centre.
« Je ne suis pas opposé à une primaire, mais je ne veux pas perdre de temps », confie-t-il, ajoutant que seule une primaire face à Édouard Philippe ou Gabriel Attal pourrait avoir de la valeur. Retailleau est convaincu que ceux ayant flirté avec le macronisme seront désavantagés lors des prochaines élections.
Ancien ministre, il défend son passage au gouvernement en disant qu'il s'agissait d'une "cohabitation", conçue pour barrer la route à la gauche après la dissolution de l'Assemblée. Ses partisans espèrent que Gabriel Attal pourra affaiblir Philippe, ce qui pourrait bénéficier à leur candidat.
Pour sa campagne, Retailleau mise sur les élus locaux, notamment les maires d’une nouvelle génération. Il organisera un meeting majeur au Parc Floral de Paris le 20 juin et prévoit de déployer des « équipes pour la France » dans chaque département pour renforcer la présence des LR, selon les informations relayées par BFMTV.
La compétition à droite promet d’être âpre, comme l’a souligné un proche de Retailleau : « Nous entrons dans une guerre de position, et rien ne sera facile. » En effet, l'expérience de l'école Fillon montre que les alliances se forment souvent tardivement, ce qui pourrait compliquer le paysage politique à l'approche des primaires. Un ancien cadre de la droite prévient : « Lorsque le mouvement est lancé, il devient difficile de le stopper. »







