Un étudiant a été exécuté en Iran, selon des annonces faites par la justice locale. Erfan Shakourzadeh, accusé de complot d'espionnage, a été pendu après avoir été accusé de collaboration avec les États-Unis et le Mossad, le service de renseignement israélien. Des organisations de défense des droits humains, comme Iran Human Rights (IHR) et Hengaw, dénoncent son traitement, indiquant qu'il était étudiant à l'Université des sciences et technologies de Téhéran.
Dans un message avant son exécution, Shakourzadeh a exprimé son désespoir face aux accusations mensongères, appelant à ne pas laisser une autre vie innocente disparaître dans l'indifférence : "Ne laissez pas une autre vie innocente disparaître dans le silence et sans attention publique".
Neuf mois de torture pour obtenir des aveux
Cet étudiant en aéronautique aurait subi de multiples formes de torture, tant physique que psychologique, pendant neuf mois d'isolement, cherchant à extorquer des aveux qui étaient, selon ses avocats, obtenus sous contrainte. Les accusations portées sur lui incluaient des allégations de transmission d'informations sensibles à des agences américaines et israéliennes alors qu'il travaillait pour une organisation scientifique nationale. Mizan, l'organe de presse du pouvoir judiciaire iranien, a annoncé que ses aveux seraient diffusés lors d'une émission télévisée, alimentant les craintes concernant l'utilisation de la propagande gouvernementale.
Les experts en droits humains affirment que la République Islamique d'Iran est historiquement accusée par les Occidentaux d'utiliser son programme spatial pour des fins militaires, justifiant ainsi une répression accrue contre ceux qu'ils considèrent comme des menaces. La situation s'est considérablement détériorée depuis le début du conflit américano-israélien, avec une multiplication des arrestations et exécutions, IHR rapportant près de 30 exécutions liées à cette période de guerre.
Un bilan tragique des exécutions
Selon Amnesty International, l'Iran demeure parmi les pays les plus prolifiques en matière de peine de mort, juste après la Chine. En 2025, les autorités iraniennes auraient exécuté au moins 1 639 personnes, atteignant des niveaux inédits depuis 1989.
Il est donc essentiel que la communauté internationale porte un œil critique sur ces injustices flagrantes et sur leur impact à long terme sur les droits humains en Iran. L'appel désespéré de Shakourzadeh, ainsi que son histoire, souligne une réalité alarmante qui mérite d'être examinée de près.







