Ce rapport, issu d'une enquête approfondie de plus de deux ans, révèle des actes de violences sexuelles « systématiques » orchestrés par le Hamas pendant l'attaque du 7 octobre 2023. Il s'appuie sur des témoignages de survivants et des enquêtes menées par des organisations comme l'ONU.
La commission indépendante, qui a été mise en place pour examiner les crimes sexuels commis lors de cette attaque, a publié ses constats le 12 mai. Elle affirme que ces violences étaient partie intégrante des actes de guerre contre Israël ce jour-là.
« À l'issue d'une enquête rigoureuse, nous constatons que les violences fondées sur le genre ont été omniprésentes durant cette attaque », a déclaré la commission. Ces accusations s'ajoutent à d'autres investigations, dont celles de l'ONU, décrivant l'ampleur des atrocités.
Le rapport de 300 pages compile plus de 10 000 photographies, vidéos, et témoignages de victimes, recueillis pour établir l'existence de ces actes horrifiants. « Nous avons analysé plus de 1 800 heures de contenu visuel, ainsi que mené plus de 430 entretiens avec des survivants et des témoins », a précisé un membre de la commission.
Un catalogue des atrocités
L'analyse des événements du 7 octobre a également révélé que 1 221 personnes ont perdu la vie en majorité des civils. Parmi les 251 otages pris ce jour-là, plusieurs ont été victimes de violences sexuelles durant leur détention, un fait catégoriquement rejeté par le Hamas.
Un rapport de Pramila Patten, Représentante spéciale de l'ONU sur la violence sexuelle, avait déjà mis en évidence en mars 2024 des informations « claires » attestant des violences sexuelles sur des femmes et des enfants pendant cette période. La Commission civile souligne l'importance de documenter ces faits pour que les souffrances des victimes ne soient jamais oubliées et même pour préparer de futures actions en justice.
Enfin, au-delà des atrocités sexuelles, le rapport évoque des meurtres, des mutilations et des actes de torture dans les kibboutz et bases militaires touchées.







