Ce mardi, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré que la question de son groupe armé et son désarmement ne seraient pas sujettes à négociation avec Israël. Il a ajouté que son organisation était prête à transformer la bataille en un véritable enfer pour l'État hébreu.
"Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban"
Dans un discours adressé aux membres de son groupe, il a souligné : "Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) c'est une affaire intérieure libanaise qui ne doit pas être soumise aux négociations avec nos ennemis." Cette déclaration vient en réponse aux exigences israéliennes de désarmement du Hezbollah, qui a conservé son armement depuis la fin de la guerre civile libanaise dans les années 90.
Qassem a insisté sur le fait que : "Nous ne nous rendrons pas et nous transformerons la bataille en enfer pour Israël," alors que des négociations sont prévues à Washington.
Suite à une rencontre au niveau des ambassadeurs, le président Donald Trump avait annoncé un cessez-le-feu le 17 avril. Néanmoins, depuis lors, les tensions ont empiré, avec des frappes israéliennes ayant causé près de 380 morts, selon des rapports.
Appel à un "retrait des négociations directes"
En réaction aux frappes israéliennes, Qassem a appelé à abolir les négociations directes, jugées désavantageuses pour le Liban. "Nous faisons face à une agression israélo-américaine qui cherche à soumettre notre pays," a-t-il déclaré.
Ce climat de tension renforcé souligne l'importance d'une surveillance diplomatique, comme le signalent plusieurs experts en relations internationales. Selon le chercheur Pierre Razoux de l'IRIS, "la situation pourrait rapidement dégénérer si les belligérants ne trouvent pas un terrain d'entente." L’avenir du Liban reste, encore une fois, en jeu.







