Selon un rapport accablant, le Hamas a commis des "violences sexuelles systématiques" lors de son attaque sur Israël.
"Après une enquête indépendante de deux ans, la commission conclut que les violences sexuelles et fondées sur le genre ont été systématiques et constitutives des attaques du 7 octobre et de leurs conséquences," affirme une commission d’enquête israélienne, récemment créée pour examiner les crimes sexuels liés à cette attaque.
Ce rapport de 300 pages, largement basé sur des témoignages de survivants, documente l'ampleur des violences commises tant lors de l'attaque que durant la captivité des otages dans la bande de Gaza. En outre, d'autres organisations comme l’ONU et diverses ONG ont mené des enquêtes similaires, renforçant ces allégations.
Une violence inouïe et des souffrances humaines
"Au cours de nombreuses phases de l'assaut, le Hamas a eu recours à des tactiques de violences sexuelles pour terroriser ses victimes," note le rapport. Selon le texte, ces crimes, marqués par une extrême cruauté, visaient principalement à humilier et terroriser les survivants.
Le rapport évoque particulièrement les atrocités commises lors de l'attaque au festival techno Nova à Réïm, qui a causé plus de 370 morts. Les violences sexuelles au sein des kibboutz ou des bases militaires, ainsi que contre des otages, ont été minutieusement recenkées, révélant une réalité d’agressions horribles allant des mutilations à des agressions sexuelles directes.
Une enquête exhaustive de plus de 430 entretiens
Pour mener à bien cette recherche, les enquêteurs ont scruté plus de 10 000 images et vidéos de l'attaque, passant en tout plus de 1 800 heures sur ce matériau. "Nous avons réalisé plus de 430 entretiens avec des survivants, des témoins, ainsi que des membres de familles des victimes," précisent les auteurs du rapport.
Cette enquête conclut que "les violences sexuelles ont constitué un élément central de l’attaque du 7 octobre", et que ces actes revêtent des caractéristiques de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et actes génocidaires selon le droit international.
Un silence complice des organisations internationales ?
Les conséquences de cette attaque ont été désastreuses, entraînant la mort de 1 221 personnes en Israël, dont une grande majorité de civils. Sur les 251 personnes enlevées, 41 ont perdu la vie ou ont été tuées en captivité.
Israël a longtemps reproché aux organisations internationales d'avoir négligé ces graves violations des droits de l’homme. En mars 2024, Pramila Patten, représentante de l'ONU sur la violence sexuelle dans les conflits, a confirmé que des témoignages clairs indiquaient la perpétration de violences sexuelles lors des événements du 7 octobre. Le Hamas, pour sa part, réfute toutes ces accusations.
Avec AFP







