Dans un contexte où la Coupe du Monde 2026 s'annonce pleine de promesses mais aussi de controverses, des milliers de supporters français se préparent à faire le voyage vers l'Amérique du Nord (Canada, États-Unis et Mexique). Malgré les défis logistiques et les préoccupations politiques, leur enthousiasme reste intact.
Alors que le tournoi n'a pas encore commencé, la compétition s'entoure déjà de critiques concernant son organisation et les nombreux obstacles qui se dressent face aux supporters. En effet, certains évoquent nostalgie pour la précédente édition au Qatar, malgré ses propres controverses en matière d'environnement et de droits des travailleurs. D'après La Dépêche du Midi, des préoccupations persistent quant à l'accueil des supporters, exacerbées par des décisions politiques de personnalités tels que Donald Trump et Gianni Infantino.
"On s'attend à pire"
Les challenges sont bien réels. Prix élevés des billets, des logements et des transports viennent compliquer l'accessibilité du tournoi. "Cet événement exceptionnel ne devrait pas être réservé qu'à quelques privilégiés", se désole Mathias, passionné de football âgé de 44 ans, qui prévoit d’emmener son père en surprise. Membre des "Irrésistibles", le club de supporters de l'équipe de France, il déclare : "Nous avons obtenu nos billets via la FIFA sans hésiter sur le budget. Nous voulons vivre cette expérience pleinement."
Vincent, un autre supporter, a budgété environ 3 500 euros pour assister aux matchs. Bien que sa réservation initiale ait été problématique, il a finalement déniché un logement à New York pour seulement 800 euros sur Airbnb. "Nous avions hésité, et cela a payé. Les prix ont chuté", partage-t-il, tout en se remémorant ses précédentes expériences de Coupe du Monde, en 2014 au Brésil et en 2018 en Russie.
"On nous promettait l'enfer"
Les quatre amis partiront de Paris le 13 juin en direction de New York pour un séjour de dix jours. Les préoccupations concernant les transports semblent également infondées. "On nous promettait l'enfer, mais nous avons trouvé des bus pour 20 dollars et des trains à 60 dollars pour rejoindre Philadelphie et Boston", affirme Vincent, qui travaille dans le Gers.
Mathias se dit serein face aux interrogations de sécurité liées à l'entrée sur le territoire américain. "Nous sommes préparés, sans être trop anxieux", conclut-il. Les deux fans veulent expérimenter pleinement cette Coupe du Monde, espérant que l’équipe de France les fera vibrer. "L'essentiel est d'y croire", déclare Mathias, les étoiles plein les yeux.







