Lors de sa tournée dans les pays du Golfe, Rubio a rappelé l'importance d'un accord équilibré, soulignant que la situation dans le détroit d'Ormuz, qui représente une voie maritime cruciale, risque de se détériorer si Téhéran impose des frais de passage. Selon Les Échos, il a insisté : "Même si nous aspirons à un accord, cela ne doit pas se faire à n'importe quel prix".
Le détroit d'Ormuz, qui s'étend sur une trentaine de kilomètres entre l'Iran et Oman, est un carrefour stratégique pour environ 20 % du commerce mondial d'hydrocarbures. Marco Rubio a averti, "accepter que l'on puisse imposer des frais pour l'utilisation d'une voie navigable internationale serait dangereux". Ces propos mettent en lumière les frictions entre les États-Unis et l'Iran, notamment après l'intensification des hostilités entre Téhéran et ses voisins.
"Accepter de tels péages serait une épidémie mondiale" a-t-il déclaré.
Tensions croissantes et implications régionales
La tension entre l'Iran et Oman a également été ravivée, chacun des pays multipliant les déclarations belliqueuses. Les Gardiens de la Révolution, force armée alignée sur le régime iranien, ont averti qu'ils prendraient des "mesures appropriées" contre des tentatives de transit sans leur approbation. Ces événements pourraient également avoir des répercussions sur le marché énergétique, même si, jusqu'à présent, les prix du pétrole sont redescendus à des niveaux pré-conflit, avec le baril de Brent s'échangeant autour de 72 dollars.
Tout en cherchant à rassurer ses alliés du Golfe tels que Bahreïn et les Émirats Arabes Unis, Rubio a déclaré qu'"aucune partie de cet accord ne devra compromettre la sécurité de nos partenaires". Cette affirmation fait écho à des préoccupations exprimées par de nombreux états membres du Golfe, qui se jugent vulnérables face aux actions iraniennes.
Un protocole de paix a été signé entre les États-Unis et l'Iran le 17 juin, ouvrant la voie à des négociations à venir. Cependant, plusieurs enjeux, tels que l'avenir du nucléaire iranien et le statut du détroit d'Ormuz, continuent d’entraver les discussions selon France24. Les critiques à l'égard des concessions américaines, particulièrement sous l'administration Trump, s'amplifient. Ces hésitations, liées à la recherche d'une sortie rapide de la guerre, soulèvent des doutes.
Perceptions et rebondissements dans la région
Dans le contexte de tensions accrues, des accusations sont portées par Téhéran à l'encontre de l'OTAN, qui est accusée de complicité dans le conflit. Le porte-parole de la diplomatie iranienne a déclaré que l'OTAN avait permis à des avions américains de fonctionner depuis des bases situées en Europe, exacerbant ainsi le climat de méfiance.
Enfin, le Hezbollah libanais a également exprimé des préoccupations face à des violations du cessez-le-feu, amplifiant la polarisation dans une région déjà instable. Les interactions entre États-Unis, Iran et leurs alliés resteront donc sous haute surveillance dans un avenir proche.







